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Podcasts/Andrea Cirla/Eco, Umberto

Eco, Umberto

romancier et sémioticien italien

Umberto Eco on “The Island of the Day Before” (1995)

Andrea Cirla · Jan 6, 2026 · partial coverage

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Coverage note: full (environ sept minutes ; sous-titres YouTube automatiques avec hésitations transcrites et quelques erreurs de reconnaissance ; l'introduction du présentateur est tronquée)

Core ideas

Le titre et la ligne de changement de date. Eco explique que le titre renvoie à la ligne de changement de date, fixée par convention sur le méridien de 180 degrés (la fin du XIXe siècle ayant pris Greenwich pour méridien d'origine) : un naufragé échoue sur un navire désert face à une île qu'il croit située de l'autre côté de la ligne exacte où Dieu aurait divisé le temps en deux jours. Il a aimé l'idée de compliquer l'espace par le temps, en plaçant le méridien entre le naufragé et l'île, qu'il ne peut atteindre puisqu'il ne sait pas nager et que l'île est éloignée à la fois dans l'espace et dans le temps.

Le XVIIe siècle et la longitude. Il a situé le roman au XVIIe siècle parce qu'on cherchait alors frénétiquement la solution du problème des longitudes : on savait mesurer la latitude mais pas la longitude, ce qui rendait la navigation et la redécouverte de terres périlleuses ; c'était un secret de puissance, comme dans une histoire de James Bond. Il part toujours d'une image, travaille six ans, visite les lieux (musées de la marine d'Amsterdam, Greenwich, Paris) et découvre des documents sur le siège de Casale, à quelque cinquante kilomètres de sa ville natale d'Alessandria, où il apprend que, contrairement à l'idée reçue, les assiégés et les assiégeants échangeaient beaucoup : « les éléments les plus fictifs de ce livre sont réels. »

Le lecteur et son exigence. Sur les réflexions philosophiques du roman, Eco dit donner au lecteur l'information indispensable pour comprendre la situation ; ce que le lecteur ne saisit pas, « ce n'est pas son devoir de le saisir ». Il relativise la difficulté : Le Nom de la rose s'est vendu à cinquante millions d'exemplaires, et plus facile il n'en aurait vendu que trente millions, mais il est satisfait ainsi, car il existe un public qui aime être mis au défi. À propos du public américain, il dit que la réception est à peu près la même des deux côtés de l'Atlantique, des lecteurs du Midwest lui écrivant pour mieux comprendre une Europe qu'ils n'ont jamais visitée.

Excerpts

“« The most fictitious elements one can find in this book are real. »”

“« if there is something that the reader doesn't grasp, it's not his duty to grasp it. »”

“« if it would have been easier they would have been 30 millions but I am satisfied like that »”