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Podcasts/Andrea Cirla/[Not Set]

[Not Set]

un historien de l'Antiquité romaine, non nommé dans les sous-titres, coorganisateur de la table ronde (il remercie un collègue dont le nom est déformé, « in brun », et répond à un intervenant écrit « Luigi pour grossi », probablement Luigi Capogrossi Colognesi)

Remarques sur Max Weber et l'histoire économique de l'Antiquité romaine

Andrea Cirla · Apr 28, 2024 · partial coverage

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Coverage note: full (environ quinze minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec de nombreuses erreurs et un texte qui s'interrompt en fin de phrase)

Core ideas

Une double lecture de Weber. L'orateur centre sa première partie sur la controverse entre « primitivistes » et « modernistes », dont Weber, en 1909, connaît les deux pôles et refuse d'être prisonnier. Dans le texte, chaque passage admet une lecture primitiviste, très visible, et une lecture modernisante, plus discrète mais forte. Il en donne des exemples : la ville de consommation, centre de consommation plus que de production, idée qui deviendra maîtresse chez Finley, à côté d'autres affirmations plus modernes ; l'opposition entre les côtes et l'intérieur des terres ; l'évolution du Bas-Empire annonçant Rostovtzeff ; la dette publique, où Weber compare à tort les financiers de la deuxième guerre punique aux banquiers modernes. La dominante est primitiviste, avec « une porte de sortie de l'autre côté ».

Les points forts : la guerre et l'armée. Pour la seconde partie, l'orateur dit qu'il jouera à l'iconoclaste, puisque Weber est devenu un objet de culte. Le point fort qu'il retient est l'importance de la guerre et de l'armée, largement oubliée : l'étude des armées est pratiquée par les romanistes indépendamment de l'économie, et il avait eu du mal à trouver des spécialistes pour parler de la guerre dans les économies antiques lors d'un colloque.

Les points faibles. Il voit une source de confusion interminable dans l'emploi de la notion de féodalisme. Il note aussi une tension entre une anthropologie comparative, où chaque grande civilisation a des fondements « consubstantiels » (l'Antiquité, le Moyen Âge), et une histoire évolutionniste attentive à la chronologie et à l'accumulation du capital : Weber ne choisit pas complètement. Enfin, il relève un décalage entre le sujet du texte (les rapports agraires) et ses objectifs, qui débordent vers la ville, le commerce et la finance, mis sur le côté. Ces remarques sont, dit-il, des incitations à discuter plutôt que des critiques.

Excerpts

“« il y a au fond une double lecture possible »”

“« jouer un peu à l'iconoclaste puisque Weber est devenu maintenant un objet de culte »”

“« c'est l'importance de la guerre et de l'armée »”