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Podcasts/Andrea Cirla/[Not Set]

[Not Set]

Un seul intervenant principal, un conférencier non nommé dans les sous-titres (ancien militant de Pouvoir ouvrier, qui évoque des souvenirs personnels, notamment sur Vega). Dans la discussion, plusieurs participants ne sont identifiés que par leur prénom ou de façon incertaine (Daniel, Jacques, Laurent, Claude). Les sous-titres sont automatiques, donc approximatifs sur les noms.

➋ Socialism or barbarism, putting an avant-garde into perspective

Andrea Cirla · May 3, 2024

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Core ideas

La séance commence par des rectifications sur la précédente (incident de micro) : un rappel de la critique de Trotski par Claude Lefort (« La contradiction de Trotski »), qui voit dans son livre sur Staline un livre-substitut, empêché de rompre avec le bolchevisme ; quelques corrections de chiffres (diffusion de la revue, scores du PCF et des trotskistes en 1946) ; et l'insistance sur l'influence de C.L.R. James (« Johnson ») et de son essai sur la démocratie athénienne (1956), que Castoriadis ne reconnaîtra qu'en 1995 comme point de départ de son travail ultérieur. Le conférencier couvre ensuite 1953-1958 : mort de Staline, armistice en Corée, vague de grèves en France (4 millions de grévistes), révolte ouvrière de Berlin-Est, puis les grèves de 1955, la Hongrie et les trois articles sur le « contenu du socialisme ».

Il montre que, jusqu'en 1953, l'analyse de Castoriadis (alias Chaulieu) voyait dans la concentration du capital une loi qui menait à une 3ᵉ guerre mondiale entre blocs, thèse que les faits ont démentie et qui, selon lui, explique que les textes sur ce sujet n'aient jamais été publiés (même récemment). Pour Berlin-Est, il présente Benno Sarel, sociologue juif roumain passé par le trotskisme, dont le livre sur la classe ouvrière en Allemagne orientale analyse la bureaucratie comme couche dominante exploiteuse. Le débat sur l'organisation traverse tout le récit : la majorité (Chaulieu, Vega, Hirzel) défend un parti révolutionnaire qui dirige avant et pendant la révolution, tandis que Lefort et Simon veulent seulement une revue critique et des bulletins d'entreprise, pour ne pas se substituer à la classe. Dans la lettre de réponse à Anton Pannekoek, Chaulieu refuse l'idée que la révolution russe ait été bourgeoise et justifie la prise du pouvoir par le parti si un parti stalinien menace de la prendre.

La question syndicale est le second point de désaccord : Daniel Mothé (le « pendant ouvrier de Chaulieu ») défend un rejet très net de la bureaucratie syndicale ; deux contributeurs extérieurs, Georges Fontenis et Henri Ferraud, plaident pour la présence dans les syndicats. Les grèves de Nantes et Saint-Nazaire en 1955 (revendication de salaire uniforme, rôle d'une intersyndicale), les grèves sauvages et de l'automation aux États-Unis (numéro 18) alimentent une critique de la technologie capitaliste. Côté pratique militante : le bulletin Tribune ouvrière chez Renault (à partir de l'atelier 59, avec Mothé et Hirzel, tiré à quelques centaines d'exemplaires), le comité de lutte aux Assurances générales (Simon et Gellie, bulletin Employé) et le secteur jeunes. Le conférencier consacre aussi un long portrait à Vega, ancien du POUM, seul membre ayant vécu une révolution prolétarienne les armes à la main, qu'il juge caricaturé dans des portraits récents.

Sur la Hongrie (numéros 20-21), il souligne que la revue y voit enfin la confirmation de ses thèses, mais lui reproche d'avoir sous-estimé la lutte pour les libertés démocratiques (parlement, élections libres) et la dimension nationale ; il oppose la position pluraliste que Lefort défendra plus tard à celle de Castoriadis, qui maintient le primat de la démocratie directe. Pour finir, il commente les articles du « contenu du socialisme » (numéros 17, 22, 23) : gestion ouvrière par des conseils de travailleurs, égalité des salaires, rotation des tâches, « usine du plan » informatisée reposant sur des matrices de Leontief, et critique de la technologie capitaliste (influences de Mumford et d'Ellul). Il les juge féconds mais « utopiques » : pas de réduction du temps de travail ni de formation pensée, un « ouvrier universel » peu crédible, et aucun processus de transition. Une discussion s'ensuit avec la salle, sur l'origine yougoslave de l'idée des conseils hongrois, sur le refus des lambertistes de rejoindre le groupe à cause de la question syndicale, et sur l'usage actuel du texte par des auteurs comme Thomas Coutrot ou Dardot et Laval.

Excerpts

“je crois que ils n'ont pas vu cet aspect là ce double aspect là socialiste Barbar a privilégié l'aspect révolution prolétarienne ce qu'ils ont sous-estimé c'est la lutte pour les libertés démocratique et l'instauration d'un Parlement et d'élection libre premier point deuxième point qui ont à mon avis totalement sous-estimé c'est le caractère national le côté 1848 si vous voulez hein”

“il développe deux arguments curieux le premier c'est que la production moderne a créé des machines universelles semi-automatiques ou automatiqu et que ça a démoli d'elle-même l'ossature traditionnelle de la division du travail dans la production industrielle hein en créant et en donnant naissance à un ouvrier universel pouvant se servir de la plupart des machines utilisées après un cours apprentissage”

“c'est la fin de l'article technique dans l'encyclopédieuniversalis ce sera la fin de ma de mon intervention mais de cette musique d'un avenir lointain nous devons renoncer à rien entendre sous peine de la confondre avec les hallucinations auditives que pourrait faire naître notre désir”