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[Not Set]

un byzantiniste, non nommé dans les sous-titres ; la transcription commence au milieu d'une phrase, ce qui laisse penser que le début de la conférence manque

La renaissance Byzantine à l’époque des Paléologues : Théodore Métochite et le monastère de Chora

Andrea Cirla · Apr 26, 2024 · partial coverage

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Coverage note: partial (environ trente-quatre minutes ; la captation semble commencer en cours de conférence, et les sous-titres YouTube automatiques en français sont très dégradés par endroits, avec « Chora » écrit « Cora », « Torah » ou « la Bible », et des noms déformés)

Core ideas

Le Chora, œuvre d'un seul homme. Le monastère de Chora, proche du palais impérial de Constantinople et restitué à la ville après 1261, est rénové de fond en comble à partir de 1316 par Théodore Métochite, ministre d'Andronic II, qui reconstruit la coupole et fait faire les mosaïques de l'église et la chapelle funéraire (paraclèsion) ornée du Jugement dernier et de la Résurrection. Sous Andronic II, l'empire est en désastre politique, militaire et financier, et pourtant lettres, arts et sciences connaissent une floraison, la « renaissance des Paléologues », dont Métochite est le centre : mécène et auteur prodigieux. Aucun autre fondateur byzantin n'a laissé autant de pages écrites, et aucun monument n'est aussi bien documenté par son fondateur.

Piété, expiation, plaisir, gloire. Les poèmes autobiographiques de Métochite montrent plusieurs motivations. Il prie pour le salut de son âme, peut-être pour racheter l'avarice dont on l'accuse (à la manière de la chapelle des Scrovegni de Padoue, due à un usurier). Il ne se présente pourtant pas comme un pénitent : il célèbre le plaisir que lui donnent l'église, ses mosaïques et le chant des moines, plaisir intellectuel qu'il défend contre l'ascétisme de réformateurs, mais aucun Byzantin avant lui n'avait explicité à tel point ce plaisir, et il avoue chercher la gloire. Le portrait où il présente l'église au Christ, le Christ en « Chalkitès » et les allusions à Sainte-Sophie le placent dans la ligne des fondateurs impériaux, lui qui n'était pas de haute noblesse mais avait marié ses enfants dans la famille impériale. Sa bibliothèque est sa fierté.

Un projet de renouveau antiquisant. Parallèlement à la rénovation, Métochite compose une introduction à l'astronomie, mise à jour de l'Almageste de Ptolémée, qui ignore la science arabe mais veut réhabiliter une discipline suspecte (l'astrologie condamnée au XIIe siècle, le primat d'Aristote). Ce travail s'inscrit dans l'effort de redressement culturel après la prise de Constantinople par les croisés en 1204 (Nicée, Georges Acropolite, Maxime Planude, Georges Pachymère, Nicéphore Grégoras) et dans l'idéologie de renouveau des Paléologues (Michel VIII acclamé en « nouveau Constantin »). Son discours à la gloire de Constantinople, le plus long conservé de l'époque, fait de la capitale une ville qui se régénère toujours ; il en rapproche ses fondations, et Andronic II, qui réservait aux travaux publics les restaurations, aurait aussi subventionné celle du Chora.

Excerpts

“« Cet homme n'était pas un empereur, mais il était pendant plus de 20 ans l'homme le plus riche et le plus puissant de l'empire. »”

“« Aucun autre fondateur Byzantin n'a laissé autant de pages écrites. »”

“« Mais aucun byzantin avant lui n'avait explicité à tel point le plaisir qu'une telle église excite chez son fondateur. »”