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Podcasts/Andrea Cirla/[Not Set]

[Not Set]

un historien de l'art ou philosophe de l'esthétique, non nommé dans les sous-titres, intervenant au colloque pour le centenaire de l'Estetica de Croce (1902) et le cinquantenaire de la mort de son auteur ; il cite un collègue prénommé Paul Olivier, intervenu le matin

Croce’s Aesthetic Intuition Put to the Test by the Aesthetics and Art History of His Time

Andrea Cirla · Aug 25, 2024 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente-six minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec de nombreuses erreurs de reconnaissance sur les noms propres)

Core ideas

L'intuition-expression et ses difficultés. L'orateur rappelle la thèse de Croce : l'art est intuition, une forme première de connaissance de l'individuel produite par l'imagination, et l'intuition est indissociable de l'expression, qui est purement « idéelle » et distincte de l'« extrinsécation » (la manifestation matérielle, relevant de la technique). Le langage, assimilé à la création poétique, ne relève pas de la logique ou de la grammaire, et la distinction des arts par leurs matériaux est sans pertinence esthétique. Il montre que cette doctrine a suscité des objections concrètes de la part des philosophes et des historiens de l'art italiens.

Matière, restauration et critique des formalistes. Luigi Pareyson reproche à Croce de minimiser la matière : l'intention artistique n'a de réalité que sur une matière déterminée, et c'est le matériau qui distingue les arts. Cesare Brandi, confronté à la restauration, y voit une activité critique, qui reconnaît l'œuvre comme œuvre d'art tout en s'attachant à sa matière. Croce combat par ailleurs Fiedler, Wölfflin et la « pure visibilité » : une peinture ne se voit pas avec l'œil mais se saisit avec toutes les forces de l'esprit, formule que l'orateur rapproche de Panofsky ; il refuse aussi une histoire de l'art « sans noms » et la séparation de la forme apparente et du fond.

Monographie, personnalité artistique et héritage. Croce défend une histoire de l'art faite de monographies, qui restitue la personnalité artistique (non la biographie) : c'est l'œuvre qui fait de son auteur un artiste, avec l'exemple des « personnalités fictives » issues de Berenson. Les historiens italiens (Lionello Venturi, Longhi, Schlosser, Spitzer, Vossler) ont tenté de concilier ses principes et leurs méthodes. En conclusion, l'orateur cite Momigliano : on ne peut penser l'Italie aujourd'hui sans Croce. La doctrine a certes eu l'avantage de combattre l'ineffable romantique, mais elle réduit l'art à son idée, et ce sont les problèmes concrets (restauration, attribution, rapport au discours) qui ont forcé la discussion critique avec lui.

Excerpts

“« est une forme première ou aurorale de connaissance une connaissance de l'individuel qui est produit de l'imagination »”

“« une peinture ne se voit pas avec l'œil mais se saisit avec toutes les forces de l'esprit »”

“« on ne peut penser l'Italie aujourd'hui sans crcher »”