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de Romilly, Jacqueline

helléniste, de l'Académie française

Les racines grecques de l’Europe — Jacqueline de Romilly

Andrea Cirla · Jul 6, 2025 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs sur quelques noms)

Core ideas

Une vie au contact des textes grecs. De Romilly dit avoir trouvé dans les textes grecs « des forces et des encouragements » et défend les études grecques non seulement pour la connaissance, mais pour une force morale et un sens des valeurs. Étudiante, elle décide de consacrer une année à Thucydide après en avoir lu quelques pages, et l'émerveillement continue après soixante-dix ans. Elle rappelle qu'on lui reproche de se concentrer sur le Ve siècle athénien, alors que la culture grecque commence avant (Homère) et continue après (Platon, les stoïciens, les poètes alexandrins), mais que le Ve siècle fut un moment de réussite intellectuelle, de découverte de la démocratie.

Douceur, violence, loi, liberté. Les Grecs ont été parmi les premiers à exprimer la fragilité humaine et la compassion, même envers leurs ennemis (Eschyle, Les Perses), la douceur (praotès) devenant un idéal au IVe siècle, sans être « de petits saints ». Face à la violence (bia, distincte de l'hubris, problème de morale), la raison et le langage s'y opposent : « si l'on sait s'expliquer, on en vient beaucoup moins au coup ». La loi, selon Hérodote (le « maître » que craignent les Spartiates) et Euripide (le roi d'Athènes : la loi écrite protège le pauvre contre le riche), est une protection, non une punition, ce que les jeunes oublient faute d'avoir connu l'arbitraire de l'Occupation ; la liberté a d'abord été celle du groupe, avant de devenir individuelle.

Enseigner, s'associer, ne pas avoir peur. Elle plaide pour une instruction civique fondée sur des textes qui donnent le sens des valeurs et sur l'apprentissage par cœur, défend deux associations (études littéraires et grecques, « Élan nouveau des citoyens »), voit dans les associations une réponse aux difficultés matérielles actuelles, et pense que la presse suivra l'évolution des esprits. Les textes grecs, dit-elle, contre le découragement ambiant, ont eu confiance dans l'homme, y compris Ulysse, qui préserve sa dignité. Elle conclut à l'adresse des jeunes en prolongeant le mot de Jean-Paul II.

Excerpts

“« dans l'ensemble, ils ont eu confiance dans l'homme »”

“« Si l'on sait s'expliquer, on en vient beaucoup moins au coup. »”

“« N'ayez pas peur de l'avenir, mais tournez-vous vers les texte qui vous donneront la force de l'affronter de façon heureuse. »”