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Searle, John

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John Searle 一 Wittgenstein and the Background (2009)

Andrea Cirla · Jun 28, 2024 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, avec quelques erreurs de reconnaissance sur des noms propres)

Core ideas

La thèse de l'arrière-plan. Searle défend un naturalisme « inclusif » et résume sa thèse de l'arrière-plan (Background) : toute intentionnalité, y compris celle du langage, ne fonctionne que sur un arrière-plan de capacités, de dispositions et de savoir-faire qui ne sont pas eux-mêmes des phénomènes intentionnels. La signification littérale d'une phrase ne suffit pas à fixer son interprétation (« Je participe à un colloque Wittgenstein dans le Hertfordshire » suppose la gravité, la conscience des participants, le savoir-faire pour prendre un bus). Même les énoncés mathématiques n'échappent pas à l'objection, comme le montre l'exemple wittgensteinien d'une tribu qui additionnerait autrement : il n'existe pas de « contexte nul ». Il distingue un arrière-plan profond, commun à tous les humains, de pratiques culturelles locales, comparables à l'habitus de Bourdieu.

Croire et agir : la primauté de la pratique. Searle soutient, contre l'idée de croyances « non propositionnelles », que toute croyance fixe une condition de vérité et donc a un contenu propositionnel : le chien Gilbert croit qu'il y a quelqu'un à la porte au même sens que lui, et nier la croyance animale est « de la mauvaise biologie ». Il en tire, avec Wittgenstein (De la certitude), que l'on peut s'engager dans une activité qui suppose certains faits (le monde extérieur, l'induction) sans avoir de croyance à leur sujet : l'écureuil ne raisonne pas par induction, et la pratique n'a pas besoin de fondement. Le réalisme n'est pas une hypothèse que je tiens en plus de manger, de skier ou de conduire : il se manifeste dans ce que je fais.

Une portée thérapeutique face au scepticisme. On peut toujours formuler les présupposés de l'arrière-plan en croyances, mais la croyance dérive de l'activité, non l'inverse, et traiter ces présupposés comme des hypothèses mène inévitablement au scepticisme. Searle ne prétend pas réfuter le scepticisme : sa thèse est thérapeutique, elle montre que le défi sceptique applique un mauvais modèle (preuve d'une hypothèse) à des actions qui n'ont pas besoin de fondement. Il en conclut que les pratiques sont enracinées dans notre biologie et notre culture, mais que ces racines ne sont pas des fondements au sens traditionnel, ce qui contredit aussi la conception « inventaire » des états mentaux et la théorie computationnelle de l'esprit.

Excerpts

“« the belief derives from the activity and not the activity from the belief »”

“« it's worse than bad philosophy to deny that animals have beliefs it's bad biology »”

“« no more do we need a law of induction to justify our actions or our predictions »”