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Podcasts/Andrea Cirla/Barzun, Jacques

Barzun, Jacques

historien et éducateur, auteur notamment de From Dawn to Decadence

What is a School? 一 Jacques Barzun (2001)

Andrea Cirla · Apr 5, 2024 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante-trois minutes ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, globalement fidèles, avec quelques erreurs sur des noms propres, par exemple « Dr. Posen » ou « Dr. Bruner » pour Barzun)

Core ideas

La fonction et le but de l'école. Barzun définit l'école comme le lieu où l'enseignement et l'apprentissage se déroulent de façon continue et systématique, dont le seul but est de supprimer l'ignorance, critère à l'aune duquel il juge la pléthore de réformes. L'enseignement est illustré par l'exemple de deux passants à qui l'on demande le chemin de la poste : le second, qui se met à la place de celui qui ignore, découpe le trajet en repères successifs, répète et résume, tandis que le premier, qui dit « vous ne pouvez pas le rater », est un mauvais guide. Enseigner, c'est donc « accorder » son esprit à celui de la classe ; l'élève, lui, doit faire un effort mental sous guidance et correction, par l'écoute, l'exercice (apprentissage par cœur, devoirs, salle d'étude) et la discussion.

Ce qui s'enseigne et comment l'évaluer. Il défend les matières « enseignables » parce qu'ordonnées (grammaire, arithmétique, géométrie, histoire, langues, sciences), la lecture par la méthode phonique et l'écriture lisible, et condamne les matières informes (études sociales, estime de soi, « penser ») et les panoramas d'arts sans pratique. Il demande une filière technique et commerciale sérieuse, une éducation à l'hygiène (dont la sexualité), la correction systématique de l'anglais, et rejette les tests à choix multiples, qui récompensent la reconnaissance plutôt que la connaissance, au profit de questions rédactionnelles ; les statistiques nationales sont pour lui « précises sans être exactes ». Pour lui l'enseignement « social » issu du rapport de 1918 (les sept « principes cardinaux ») a détourné l'école de sa tâche d'instruire.

Gouvernance, parents, formation des maîtres. L'enseignant est un professionnel libre, le principal, ancien enseignant, doit choisir et guider ses équipes, le surintendant joue le rôle d'inspecteur, et l'autorité, « claim à l'obéissance assortie de respect », est la seule alternative à la force ; il juge immorale la promotion sociale et favorable l'école de quartier, les classes d'au plus trente élèves et un examen de sortie. Les parents doivent aider chez eux, guidés par l'association de parents d'élèves, non s'ingérer. La formation des enseignants, qu'il juge la racine du mal, doit former des praticiens sachant parler, intéresser et maintenir la discipline, par la pratique devant des pairs plutôt que par des plans de cours rigides, des méthodes ou la psychologie de l'enfant (il recommande plutôt William James et l'histoire des réformateurs). Dans les questions, il juge les ordinateurs et machines à enseigner inutiles, répond que la formation des maîtres est le seul levier de réforme, que les salaires conditionnent le respect, et qu'il ne propose aucun nouveau schéma mais décrit l'école telle qu'elle est depuis la Grèce.

Excerpts

“« Its purpose is to remove ignorance. »”

“« Students are not customers to be suited, but wards to be cared for. »”

“« Authority is the only alternative to force. »”