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Podcasts/Andrea Cirla/Bateson, Mary Catherine

Bateson, Mary Catherine

anthropologue, fille de Margaret Mead et de Gregory Bateson, autrice de Composing a Life et de Full Circles, Overlapping Lives

The Margaret Mead Centennial (2001), part I & II 一 Mary Catherine Bateson

Andrea Cirla · Nov 17, 2023 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente-quatre minutes en deux émissions ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, bien ponctués)

Core ideas

L'héritage de Margaret Mead à l'orée de son centenaire. Bateson explique que beaucoup de ce que sa mère a apporté de radicalement nouveau est entré dans le sens commun : l'idée de culture (les sociétés voient le monde différemment, ce qui montre la flexibilité humaine), l'ouverture et la curiosité, la contestation de ce qui paraît naturel sur la guerre, l'adolescence ou le genre. L'adolescence, dit-elle, a un potentiel biologique de turbulence, mais son issue dépend de la manière dont une société la traite. Mead pensait aussi les cultures comme des ensembles intégrés (politique, éducation, religion, économie), alors que la société actuelle est de plus en plus compartimentée ; Bateson regrette que la « mondialisation » soit devenue un processus uniquement économique.

Un optimisme de l'imagination. La biologie humaine, dit-elle, est faite de flexibilité : nous sommes l'espèce qui apprend et enseigne, et grâce au savoir interculturel nous pouvons imaginer un monde sans guerre, où hommes et femmes sont égaux, et nous mettre au travail pour le construire. Pour le centenaire, elle refuse un culte de la figure et mise sur la phrase attribuée à Mead sur les petits groupes de citoyens engagés capables de changer le monde, née d'un retour en 1953 chez les Manus des îles de l'Amirauté (« nouvelles vies pour les anciennes »), qui avaient décidé de choisir leur culture. Elle ajoute que Mead aurait adoré Internet et que sa foi dans la télévision comme garde-fou était à la fois optimiste et en partie justifiée (McCarthy, Vietnam).

Générations, intellectuels publics et avenir de l'anthropologie. Dans la seconde partie, elle revient sur Culture et engagement : dans une société de changement rapide, les anciens apprennent des plus jeunes (le magnétoscope, le recyclage, les valeurs égalitaires), et « nous sommes des immigrants du présent venus du passé ». Elle souhaite non pas un héros de l'« intellectuel public », mais un spectre de voix et une amélioration de la qualité de la conversation publique à tous les niveaux. L'anthropologie qui conserve les notes de terrain (celles de Mead sont à la Library of Congress) a documenté des façons d'être humain que la mondialisation efface (anthropologie de sauvetage) ; Bateson espère qu'elle restera une discipline intégrative, qui entretient une sensibilité aux motifs culturels et une capacité d'autocritique.

Excerpts

“« we are able to imagine a world without War we are able to imagine a world in which males and females are equals »”

“« we're immigrants to the present from the past »”

“« what we need is to uh improve the quality of public conversation at every level »”