Gómez, Adrián Almazán
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Almazán Gómez se demande s'il existe une philosophie de la technologie chez Castoriadis, et si elle est originale. Il distingue quatre moments. Dans le premier, autour du texte Sur le contenu du socialisme (années 1950), la technologie n'est pas centrale dans les premières versions, puis la structure technologique du travail devient un foyer de l'aliénation et la « transformation consciente de la technologie héritée » une condition du socialisme. Il discute la thèse de Marcolini selon laquelle ce tournant viendrait de la lecture de Jacques Ellul : en s'appuyant sur des archives de l'IMEC (réunions de 1957-1958 sur les implications politiques de la technique, listes de lecture incluant Ellul et Mumford), il y voit une part de vérité, tout en rapportant l'avis d'Arturo Escobar pour qui le facteur décisif est la révolution hongroise; l'idée de maîtriser la technique de manière libératrice reste une ligne de fond.
Dans le deuxième moment, celui de l'élaboration philosophique (L'Institution imaginaire de la société, Les Carrefours du labyrinthe), la technique devient une création sociohistorique : elle n'est ni un instrument neutre ni une cause extérieure, mais une dimension de toute société. Cette « non-neutralité » permet de critiquer à la fois l'instrumentalisme et le déterminisme technologique, et d'envisager une politique de la technologie. Le troisième moment est la rencontre épistolaire de Castoriadis avec Ellul dans les années 1980 : l'idée d'une « autonomisation partielle » de la technique ressort davantage, avec des thèmes proches d'Ellul (hypermachine que personne ne domine, insécabilité, automatisme des choix), alors que Castoriadis l'avait critiqué en 1963. Un quatrième moment reste hypothétique : un cahier de projets des années 1980 retrouvé aux archives, signe d'un livre jamais écrit où il aurait repensé la technique.
À partir de là, l'orateur propose sa propre élaboration : l'imaginaire capitaliste repose sur l'illusion d'omnipotence de la technique (la « pseudo-maîtrise rationnelle » qui produit de l'impuissance), ce qui appelle une autolimitation sociale, liée à notre rapport à la mort et aux limites écologiques ; il manque toutefois à Castoriadis une « topographie » précise de l'endroit où se logent les significations imaginaires (dans la matérialité, les institutions et les corps), et sa conception de la nature, vue comme pure négativité, lui paraît insuffisante face à l'écodépendance. Il plaide pour une repolitisation de la technologie, des stratégies d'autonomie progressives (économie sociale et solidaire, décroissance, Soulèvements de la Terre, reprises de terres et de savoirs) et non un retour en arrière.
Dans la discussion, les participants soulèvent les limites du « projet d'autonomie » (peut-on changer la technique sans changer toutes les institutions ? l'attachement aux conforts, la nécessité de renoncer), l'ambivalence de la technique comme pharmakon, le lien avec la pensée d'Illich, l'oubli des techniques dans une société autonome, la critique des mouvements écologistes, l'absence de fondement normatif clair chez Castoriadis (par comparaison avec l'auteur de Brutalisme) et l'intelligence artificielle comme lieu majeur d'aliénation, puisque les grands choix techniques échappent au pouvoir démocratique.
Excerpts
“mon idée mon propos dans quelques publications c'est que tu peux vraiment diviser toute l'histoire de les pensé de la technique autour de cette problème là non c'est pour ça que je l'ai choisi d'être le centre de mon travail de test non parce que vraiment il y a les différences entre les gens qui qui comprendreent qui la technique c'est en création sociale”
“c'est à nous de chercher un processus un processus que c'est capable tu veux deune manière réaliste de faire transformation de manière simultanée dans les M matériels dans les M institutionnel et aussi dans les côtés sit tu subjective non tu en général dans tous les tous les mondes de signification institué non”
“pourquoi parce que les grands choix techniques aujourd'hui échappent au pouvoir démocratique on voit très bien on nous informe régulièrement de l'arrivée de nouvelles techniques qui vont bouleverser nos existences qui vont les révolutionner mais elles n'arrivve dans nos existences qu'au moment o il nous reste plus qu'à gérer les conséquences”