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Podcasts/Andrea Cirla/Kelly, Gavin

Kelly, Gavin

latiniste, spécialiste d'Ammien Marcellin, codirecteur d'une Cambridge History of Later Latin Literature

Periodisations and Latin Literature in Late Antiquity 一 Gavin Kelly

Andrea Cirla · Jun 14, 2025 · partial coverage

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Coverage note: full (environ quarante minutes ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, assez fidèles)

Core ideas

Les périodes de la littérature latine. La littérature latine commence vers la fin du IIIe siècle av. J.-C. (Livius Andronicus, traduction de l'Odyssée) et ne finit jamais vraiment (poètes néo-latins). On la divise en latin d'Antiquité (jusqu'au VIe siècle), médiéval (500-1500) et humaniste (Pétrarque), les périodes devant se chevaucher. Les humanistes inventent le Moyen Âge en se pensant héritiers de l'Antiquité et distincts de la période « intermédiaire ». Le latin et le grec sont des langues « classiques » figées : le latin à la fin de la République (Cicéron, Virgile), qui sert de base à l'enseignement, alors que la langue parlée change (v/w, diphtongues, palatalisation du c).

Une littérature très inégalement étudiée. « Plus on avance dans le temps, plus il y a de latin », et survie : environ 6 millions de mots avant 100-200 apr. J.-C., près de 30 millions entre les IVe et VIe siècles (5 millions pour Augustin seul), contre à peu près 30 millions de mots grecs jusqu'à 200. Les départements de lettres classiques n'enseignent surtout que la première période ; le reste est dispersé entre religion, philosophie (qui préfère les traductions), langues médiévales, histoire (où le latin n'est qu'une compétence technique), droit romain. Kelly dit avoir mesuré ce fossé en travaillant sur Ammien Marcellin : les latinistes ne le connaissent pas, les historiens l'apprécient, et l'idée de « déclin » a déformé sa lecture.

Décadence, christianisme, périodisation. Il distingue le déclin linguistique (dérivation, écart avec Cicéron, subjonctif omis), politique (Gibbon) et littéraire, et note que la période de 430 (mort d'Augustin, Vandales aux portes) fut brillante (Jérôme, Ambroise, Claudien, Prudence, Ammien) : « le déclin n'empêche pas la grande littérature ». Les classicistes évitent aussi le christianisme au nom d'une division ancienne (humanité/divinité), alors que les Pères réutilisent des modèles classiques et que beaucoup de textes ne sont pas théologiques. Il juge le « regard étroit » sur le premier cinquième du corpus indéfendable intellectuellement et plaide pour que les classicistes s'aventurent hors de leur période ; son interlocuteur propose pour le grec une unité 100-650.

Excerpts

“« the middle ages exist because of people who are periodizing Latin »”

“« the further you go on in time the more Latin exists and the more Latin survives »”

“« is intellectually indefensible »”