[Not Set]
▶ Watch on YouTubeCore ideas
La chronique part de l'anniversaire de la mort de Karl Marx (14 mars 1883, à Londres, dans une grande pauvreté) et du vandalisme dont sa tombe, au cimetière de Highgate, a fait l'objet en février 2019 : plaque endommagée, puis peinture rouge avec des slogans le traitant d'« architecte de génocide ». Les intervenants y voient l'écho de la guerre froide, où Marx a été diabolisé comme inspirateur des régimes de Staline et de Mao, alors que, disent-ils, il n'aurait jamais adhéré à une doctrine menant aux goulags. Ils notent aussi que son œuvre économique est revenue à l'avant-scène depuis les crises économiques des années 2000, et soulignent que sa tombe est devenue une attraction payante.
Le récit de sa vie suit le fil habituel : un jeune homme né en 1818 à Trèves, fils d'un avocat juif bourgeois qui valorisait l'éducation et rêvait de le voir devenir juriste. Marx délaisse le droit pour la philosophie (Hegel, thèse sur Épicure), mène une jeunesse turbulente, fréquente les jeunes hégéliens et les premiers cercles communistes, puis comprend que pour saisir les bouleversements de son temps il faut étudier l'histoire. Les journaux allemands étant censurés, il part en France, où il rencontre Friedrich Engels, qui lui fait partager son enquête sur la condition de la classe ouvrière et finance ensuite sa famille. Expulsé de France puis de Belgique après la publication du Manifeste du parti communiste (21 février 1848, en plein « printemps des peuples »), il trouve refuge en Angleterre en 1849, apatride, vivant d'un article mensuel pour le New York Tribune.
Les intervenants insistent sur deux traits. Marx est vu comme un sociologue autant qu'un historien et un économiste, qui rend la société intelligible, et comme un intellectuel actif, pour qui garder son savoir pour soi rend inutile : d'où ses articles et le Manifeste, qui lui valent l'étiquette de « forefather of influencers » du titre. Par ailleurs, l'Angleterre de la révolution industrielle (coton, machine à vapeur, mécanisation) lui offre le matériau pour décrire un système fondé sur l'accumulation du capital qu'il juge voué à l'effondrement. Il publie la Contribution à la critique de l'économie politique en 1859 et le premier tome du Capital, tandis qu'Engels fait paraître les tomes suivants après sa mort. La chronique rappelle enfin que Marx n'aimait pas que des partis se disent « marxistes » (« si c'est cela le marxisme, moi je ne suis pas marxiste ») et se reconnaissait mal dans la récupération de ses idées.
Excerpts
“donc aux yeux de Karl Marx une fois qu'on a ce savoir là Franco sur ce qui est en train de se passer le but des universitaires ou des intellectuels c'est pas de garder ce savoir là pour eux c'est de le rendre accessible et c'est ce qui explique qu'il publie c'est que ce qui explique qu'il écrit dans des journaux c'est qu'il considère que si vous êtes un intellectuel avec un savoir que vous ne le partagez pas mais vous servez à rien que vous êtes inutile dans votre société c'est il faut vraiment partager le savoir aux gens qui des fois n'ont pas les mêmes capacités intellectuelles”
“donc on voit que les gens qui ont fait ça sont des gens qui considèrent que Karl Marx c'est encore aujourd'hui derrière on fait des régimes comme ceux de Staline de Mao parce que ce sont des gens qui se sont réclamés comme étant ces héritiers il faut quand même le dire et à l'époque la guerre froide Karl Marx pour cette raison là est un peu démonisé parce qu'on considérait que il était derrière en fait c'est ce régime communiste lui-même elle est s'il avait vu ça voir en fait des goulags dans son nom jamais il n'aurait adhérer à une théorie comme ça mais c'était pas pris en compte à l'époque”
“en même temps c'est intéressant pour lui parce qu'il était au cœur de la révolution industrielle en étant en Angleterre et ici ce qui va lui permettre d'avoir tout le matériel pour comprendre ce nouveau système économique parce que pardon c'est vraiment l'Angleterre qui démarre en fait cette compétition cette idée pour le profit parce qu'elle a un monopole de plusieurs ressources entre autres le fameux coton en Inde qui lui fait investir en fait dans la technologie dans la machine à vapeur qui fait que l'Angleterre veut vendre son coton partout dans le monde à des prix quand même relativement bas mais pour ça ça lui prend la mécanisation donc il était au meilleur endroit pour voir les rouages de ce qu'il va appeler un système qui est basé sur l'accumulation de capital”