MNEMOSYNEv0.1.2563

Podcasts/Andrea Cirla/Truffaut, François

Truffaut, François

cinéaste

François Truffaut on "The 400 Blows" (1959)

Andrea Cirla · Aug 13, 2026 · partial coverage

▶ Watch on YouTube

Coverage note: full (environ quatre minutes ; sous-titres YouTube en anglais, apparemment traduits d'un entretien en italien, avec quelques répétitions)

Core ideas

Un film pour représenter la France à Cannes. Le reportage rappelle qu'après la projection privée, un responsable du Quai d'Orsay (l'écrivain André Maurois, d'après le sous-titre « Andrea Marro ») et le ministre des Affaires culturelles s'interrogent : ce film doit-il représenter la France à Cannes ? Truffaut explique le titre : « tirer les 400 coups » est une expression populaire qui désigne les petites fautes, l'école buissonnière, les bêtises, et l'on dit d'un homme mûr qu'il a « fait les 400 coups » pour dire que son enfance ou sa jeunesse a été agitée.

Pourquoi le CinémaScope. À propos de la crise du cinéma et du manque de moyens, il explique que le CinémaScope est un « faux luxe » : un simple procédé d'élargissement de l'écran, qui lui a servi techniquement à filmer dans de vrais appartements, à capter toute la pièce et à faire des plans plus longs, et esthétiquement à donner une dimension nouvelle à un milieu et à des objets déjà décrits, et mieux, par le néoréalisme italien. Il dit devoir beaucoup à Rossellini, surtout à Allemagne année zéro et Europe 51 : « c'est Rossellini qui m'a appris à représenter les enfants au cinéma », en montrant leur sérieux face à la frivolité des adultes ; Rossellini, selon lui, est moins apprécié en Italie qu'en France.

Sa génération. La différence avec les aînés est la pauvreté : plus modeste dans les moyens et plus ambitieuse dans l'esprit, elle s'adapte mieux au manque de moyens et cherche à dire des choses plus vraies et simples, peut-être sous l'influence de l'esthétique de la télévision. Il dit avoir été aidé pour le scénario et les dialogues par Marcel Moussy, auteur de télévision : la télévision, libérée des soucis visuels, s'intéresse davantage à l'humain, à la psychologie des personnes, à la vérité, comme cette nouvelle génération de réalisateurs.

Excerpts

“« Cinemascope is not a luxury, it's a false luxury »”

“« it was Rossellini who taught me how to portray children in cinema »”

“« television is freed from visual concerns and focuses more on the human »”