Szabó, István
▶ Watch on YouTubeCoverage note: full (environ sept minutes ; sous-titres YouTube automatiques sur un discours bilingue, avec des noms propres très altérés)
Core ideas
Un retour à Cannes, soixante-trois ans après. Szabó remercie le public et la critique : sorti de l'école supérieure de théâtre et de cinéma, son court métrage de diplôme (Concert, seize minutes) avait remporté un prix à Cannes il y a soixante-trois ans, et il y a été invité plusieurs fois depuis. Il salue cette occasion de dire « encore une fois bonjour au cinéma ».
Comment le film a été produit. Il raconte avoir terminé le scénario de Sunshine il y a une trentaine d'années et avoir eu du mal à trouver un producteur pendant deux ou trois ans. Un déjeuner à Budapest avec Robert, dont la société avait distribué un autre de ses films, tourne court : il refuse d'abord de lui donner le scénario, par crainte qu'un ami ne dise « oui, intéressant » sans y croire. Il le lui remet pourtant, et le soir même, atterri à Toronto, Robert l'appelle : il l'a lu dans l'avion et veut produire le film.
Un film sur l'histoire juive hongroise, une mise en garde. Le producteur dit que le film raconte l'histoire personnelle de Szabó et celle de toutes les familles juives hongroises, une population totalement intégrée dans la société, la bourgeoisie, les élites politiques et académiques, avant d'être presque exterminée. Il l'a voulu, il y a vingt-sept ans, comme un « cautionary tale » (un récit d'avertissement) sur les événements qui ont ouvert la voie à la Shoah ; il juge aujourd'hui que ces événements se répètent dans le monde occidental, y compris au Canada. Le responsable de la restauration remercie le producteur d'avoir confié les éléments originaux, nomme le chef opérateur et l'équipe du laboratoire de l'institut national du cinéma (« congois » dans les sous-titres, probablement hongrois), et la directrice des archives du film qui a lancé la sauvegarde dans les années 1980.
Excerpts
“« I was motivated really because I thought it would serve as a cautionary tail. »”
“« I was fighting maybe two or three years and accidentally I met Robert who was in Budapest »”
“« I just landed I the airport of Toronto I read the screenplay uh on the flight and I would like to do the film »”