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Castoriadis, Cornelius

philosophe et économiste, penseur de l'autonomie et de l'institution imaginaire de la société

Castoriadis parle seul presque tout le long ; son interlocuteur, qui pose les questions et relance, n'est pas identifié dans les sous-titres. Les sous-titres sont automatiques et très approximatifs par endroits (noms propres déformés, mots inventés) ; seuls les passages compréhensibles ont été retenus.

Castoriadis — L’Héritage de la chouette

Andrea Cirla · Jul 2, 2023

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Core ideas

Castoriadis part du sens littéral de « démocratie » (le pouvoir du peuple) pour décrire le fonctionnement d'Athènes : les lois sont votées par l'assemblée sous la formule « il a semblé bon au peuple et au conseil », donc sans prétention à la vérité absolue et toujours révisables ; les tribunaux sont populaires et composés par tirage au sort ; les magistrats chargés de représenter la cité sont tirés au sort, tandis que les postes exigeant un savoir spécifique (ingénieurs, stratèges) sont électifs, l'élection étant pour les Grecs un principe aristocratique. Il insiste sur l'invention de la politique comme question explicite de l'institution de la société : quelle est la bonne société et par quelles institutions ? Il note aussi que, chez les Grecs, la cité, ce sont les Athéniens eux-mêmes et non un État séparé, ce que la philologie moderne, nourrie par l'imaginaire monarchique et étatique, a systématiquement brouillé.

Il oppose cette démocratie directe à la démocratie représentative moderne, qu'il décrit comme une aliénation du pouvoir : le citoyen délègue pour cinq ans, reste passif, et même le jour du vote les options sont déjà déterminées. Les sociétés modernes alternent ainsi longues périodes d'apathie et crises ou révolutions paroxystiques. Athènes, au contraire, a connu trois siècles de participation constante, avec jusqu'à quinze ou vingt mille citoyens à l'assemblée. Il n'y a pas, dit-il, de science politique : il n'y a que de la doxa, de l'opinion argumentée, et l'idée d'une technicité de la politique qui interdirait au peuple de se gouverner est fausse. D'où l'importance de la paideia grecque, qui forme des citoyens capables de gouverner et d'être gouvernés ; une société qui maintient les citoyens dans la passivité ne les éduque pas à juger. Il ne propose pas la cité athénienne comme modèle mais comme germe : la démocratie directe au niveau local, dans l'entreprise, avec des délégations toujours révocables, comme l'ont esquissé les conseils ouvriers et les soviets avant d'être dominés par le parti. Il ajoute que l'informatique peut décharger les citoyens de la technicité administrative, à condition qu'ils gardent le contrôle des grands choix.

La seconde moitié élargit à la philosophie et à la culture grecques : la liberté de penser et d'agir comme création grecque (l'individu créateur dans l'art, la poésie de combat d'Archiloque), l'absence de livre sacré et de vérité révélée, la critique des représentations de la tribu comme origine de la philosophie. Il lit dans Homère, Hérodote et les tragiques une manière de ne pas dénigrer l'autre (Troyens, Perses), lit Hérodote comme précurseur de la relativité des cultures (l'anecdote de Darius), et décrit la tragédie comme une institution proprement athénienne qui rappelle sans cesse l'hubris. Pour lui, les Grecs conçoivent un monde fondé sur le chaos, gouverné par la nécessité, où les dieux sont immortels mais non éternels et où les humains doivent s'imposer des limites sans règle donnée. Il explique la fin de la démocratie athénienne par l'oubli de cette mesure (expédition de Sicile, guerre du Péloponnèse, corruption du langage chez Thucydide), critique l'image « harmonieuse et mesurée » de la Grèce héritée des siècles suivants, ainsi que la lecture chrétienne et nationaliste, et refuse la thèse d'une histoire politique « terminée » avec le libéralisme.

Excerpts

“chez les modernes l'idée de la démocratie représentative va de pair avec ce qu'il faut bien appeler une aliénation du pouvoir une expropriation une auto expropriations c'est à dire la population dit bête pendant cinq ans je n'ai rien à faire sur le plan politique j'ai choisi 548 personnes qui vont s'occuper de sfr dans le cadre de la constitution et cetera avec certaines garanties le résultat c'est que pendant ces cinq ans les citoyens ne sont pas actifs y sont passifs et même le jour des élections enfin ça c'est une autre discussion de quoi peuvent ils décider on leur présente deux personnels ou de partis et toutes les options qui vont apparaître pendant ces élections là sont déjà prêts déterminés bien entendu par la situation créée pendant les cinq années précédentes”

“nous avons uniquement de la doxa c'est-à-dire de l'opinion il ya bien sûr des opinions meilleur est depuis en moins bonnes opinions qui peuvent être argumentée et d'opinion qui ne peuvent pas être augmentés bon mais le débat politique c'est un débat entre opinions et nous avons l'idée les modèles qu'il y a des gens qui possèdent une science nous avons aussi l'idée qu'elle technicité de la politique et des affaires de l'état qui fait que le peuple ne peut pas gérer par gouverner ne pas s'auto gouverner or ces deux idées sont fausses parce que la politique après question d'opinion et de jugement”

“je crois que cette notion est très importante pour nous tous parce que ce qui importe dans notre vie pour notre conduit ce n'est évidemment ni les cas on peut décider par la logique ni les cas où il ya une règle claire éthique ne sais pas le gall qui nous dit il faut pas faire ça ou divine alors le christianisme aboli la notion de l'hubris il ya le péché parce que dieu a dit cela tu as fait le contraire tu es dans le péché mais pour un grec les dieux n'ont rien dit les crèches les dieux ils s'occupent de leurs affaires de temps en temps et intervienne dans les affaires humaines quand ism intel ou détestent tel autre mais ils ont rien dit vous avez à vous décidez vous même vous savez qu'il faut pas aller trop loin”