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Calvino, Italo

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Italo Calvino — Si par une nuit d'hiver un voyageur (1981)

Andrea Cirla · May 27, 2023 · partial coverage

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Coverage note: full (environ neuf minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec de nombreuses erreurs de reconnaissance sur les noms et sur certaines phrases de Calvino)

Core ideas

Un roman sur le plaisir de lire. Le présentateur décrit le livre : un lecteur voit sa lecture interrompue par une erreur de brochage, retourne chez le libraire et rencontre une lectrice ; les deux deviennent les personnages principaux et sont emmenés de livre en livre dans une sorte de tour du monde de la littérature. Calvino dit avoir voulu écrire un roman sur le plaisir de lire des romans : il se sent bloqué lorsqu'il doit écrire « son » livre, alors qu'il écrit facilement le livre qu'il aimerait lire, d'où dix débuts de romans qui ne sont pas les siens. Le vrai personnage, dit-il, est la lectrice, sorte de Béatrice qui guide le lecteur dans le paradis de la lecture.

Le lecteur comme force créatrice. Il croit à la force de la lecture comme force créatrice : l'attente du lecteur est une force positive, comparable à celle des commanditaires des grands peintres, et le public attend toujours quelque chose de nouveau, même dans la forme du roman. Le livre est aussi une géométrie « délirante », construite pour une réalité délirante, sur la difficulté de trouver du sens dans la société contemporaine, avec des contraintes et des règles cachées pour que la tension du lecteur ne retombe jamais. Il dit que chaque roman correspond à une attitude envers le monde et que, dans chaque chapitre, la lectrice énonce un désir de lecture qui définit le roman suivant.

Les remarques des écrivains présents. Un invité compare le livre à une partition et le lecteur à celui qui l'exécute ; un autre salue la prouesse technique du « funambule » qui ne tombe jamais, et demande si le nouveau roman l'a influencé, ce que Calvino reconnaît (la « primogéniture » du nouveau roman). Un invité note que le feu manque parmi les fins possibles ; Calvino rappelle qu'il y a un roman apocalyptique, et que le monde continue pourtant, ce qui lui a valu le reproche de n'être pas un écrivain tragique, qu'il admet.

Excerpts

“« j'ai voulu écrire un roman sur le plaisir de lire des romans »”

“« sur le plaisir naïf de la lecture »”

“« chaque roman correspond à une attitude envers le monde »”