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[Not Set]

un philosophe spécialiste de Simondon, non nommé dans les sous-titres (il parle de « mon dernier livre » sur un « humanisme difficile » et remercie « Michot » pour la présentation), seul au pupitre

Quel nouvel humanisme aujourd'hui ? En rapport avec Gilbert Simondon

Andrea Cirla · Oct 6, 2024 · partial coverage

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Coverage note: full (environ quarante-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs de reconnaissance et un lapsus transcrit)

Core ideas

Un humanisme en panne, un encyclopédisme à renouveler. L'orateur part de l'embarras de la philosophie : elle sent que le monde manque de sens et que de nouvelles Lumières sont nécessaires, mais elle ne croit plus à la « raison universelle » des Lumières, jugée à la fois européocentriste (la tendance hégémonique de l'Occident chrétien, la sapientia universalis cartésienne) et scientiste (la technique comme simple application de la science, maître et possesseur de la nature), comme le reprochent Adorno et Horkheimer. Mais les Lumières ont un autre trait, l'encyclopédisme, « autotranscendant » : un système ouvert, non un savoir absolu comme chez Hegel ou Marx, qu'il oppose à Sloterdijk. Simondon, dès 1958, aurait lancé un « nouvel encyclopédisme » pour un « humanisme difficile », opposé au « facile humanisme ».

Simondon contre Heidegger : critique de l'anthropologie. Simondon appelle « anthropologie » la tendance à couper l'homme du vivant (en faisant du psychisme ou du social son essence) et à réduire la technique à un usage, selon le paradigme du travail. La réalité humaine est « psychosociale » et résulte de l'individuation d'un potentiel vital, sans coupure entre l'homme et l'animal. Heidegger, qui refuse lui aussi l'anthropologie et l'humanisme, garderait pourtant une vue essentialiste (une essence de l'homme, une « surhumanité », « seul un Dieu peut nous sauver » désignant, selon l'orateur, Heidegger lui-même). Il écarte les explications du nazisme de Heidegger par le contexte ou l'opportunisme et les rattache à la singularité de sa pensée.

Libérer les machines pour libérer l'homme. Dans Du mode d'existence des objets techniques, Simondon dénonce l'aliénation née du divorce entre culture et technique : la culture ne comprend pas la machine et la réduit à un outil de travail. Il dépasse l'opposition entre humanisme et technicisme (comme celles entre nature et culture, nature et technique), car la machine est un véritable « individu technique » qui doit porter les outils, l'homme devant la surveiller et non être son auxiliaire. Il dialogue avec Marx et Georges Friedmann : l'aliénation est aussi psychophysiologique, elle touche aussi ceux qui possèdent les machines. L'invention technique relève de la « transindividualité » (spiritualité), le travail non ; l'objet technique est « nature dans l'homme », non essence. L'orateur conclut sur l'actualité de Simondon (réseaux informatiques, Bernard Stiegler).

Excerpts

“« libérer l'homme, c'est d'abord et indissociablement libérer les machines »”

“« Chaque époque doit découvrir son humanisme en l'orientant, dit-il, vers le danger principal d'aliénation. »”

“« Il s'agit bien plutôt de permettre à l'humanisme de se dépasser pour se maintenir. »”