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Glazar, Richard

juif tchèque de Prague, survivant de Treblinka et de la révolte du 2 août 1943

Treblinka and the Shoah. Interview with Richard Glazar

Andrea Cirla · Feb 28, 2025 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante minutes ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, avec quelques erreurs de reconnaissance, notamment sur les noms propres)

Core ideas

D'une ferme apparente au camp. Glazar, né à Prague dans une famille juive tchèque bilingue, étudiait quand les nazis occupent le pays en 1939 ; ses parents sont déportés en 1941 à Litzmannstadt. Contraint de travailler dans une ferme, il est envoyé à Theresienstadt en 1942, puis, le 8 octobre, déporté avec un millier de personnes vers l'est. Le 10 octobre, il arrive à Treblinka, que les clôtures camouflées de branches vertes et de fausses indications de gare font ressembler à une ferme ; les déportés sont conduits à se déshabiller pour une « désinfection », et seules dix-huit personnes, dont lui, sont mises de côté pour travailler. D'autres détenus lui apprennent qu'il se trouve dans un camp d'extermination.

Le fonctionnement du camp, la résistance, la révolte. Il décrit le tri des vêtements et des biens en commandos spécialisés, l'orchestre contraint de jouer et un chant imposé, le sort des fuyards, et l'organisation de plus en plus « parfaite » mise en place par la direction du camp, qu'il attribue à Franz Stangl. Lui-même travaille dans un commando de « camouflage » qui sort du camp. Les détenus, qui se sont rapprochés au fil des mois, envoient deux hommes porter le témoignage au monde extérieur, tentent plusieurs plans (incendie, vol des clés de l'arsenal par un jeune accordéoniste) et se heurtent au typhus et aux retards ; la révolte du 2 août 1943 met le feu aux baraques, mais, pense-t-il, « It was a half success and half failure » : les miradors ukrainiens ne tombent pas, et seule une partie des quelque 450 détenus s'échappe, dont beaucoup seront abattus ensuite.

Évasion, survie et réflexions. Glazar et un ami, Charles Unger, se cachent huit heures dans un étang, marchent de nuit, se font passer pour des Tchèques de l'organisation Todt, passent par plusieurs prisons, puis par des papiers truqués se retrouvent travailleurs dans l'usine Heinrich Lanz de Mannheim jusqu'en mars 1945, où ils rejoignent l'armée américaine. Il retrouve sa mère, survivante d'Auschwitz et de Bergen-Belsen, mène une carrière d'économiste, subit le régime communiste, participe au printemps de Prague et fuit en 1969 en Suisse. Sur la survie, il dit qu'elle tient moins à la forme physique qu'à une « foi de vivre » et que « No one could survive simply being alone » : on tenait en petits groupes solidaires, comme avec son ami « comme des jumeaux ». Il ne se dit pas religieux après Treblinka mais n'a jamais cessé de se sentir juif.

Excerpts

“« It was a half success and half failure »”

“« No one could survive simply being alone. »”

“« I was always told somehow never to to give up, never. »”