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Podcasts/Andrea Cirla/Skinner, B. F.

Skinner, B. F.

psychologue, professeur à Harvard

Burrhus F. Skinner on Learning and Behavior (1959)

Andrea Cirla · Feb 12, 2025 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, plutôt fidèles)

Core ideas

Le renforcement et le façonnement du comportement. Dans le laboratoire de Harvard, Skinner démontre sur un pigeon le principe du renforcement (ce que le profane appelle récompense) : quoi que fasse l'animal au moment où la nourriture est délivrée, il tendra à le refaire ; en renforçant des fragments du comportement, on peut le « façonner » (faire tourner le pigeon sur lui-même, faire jouer deux pigeons au ping-pong). Des expériences automatisées enregistrent des centaines d'heures par jour. Il relie le principe aux humains : on doit attendre que l'enfant fasse quelque chose pour le renforcer.

Discrimination, programmes de renforcement, jeu. La lumière contrôle le comportement (discrimination des stimuli, comme traverser au feu vert). Les renforcements intermittents (programmes à intervalle, à ratio fixe comme le travail à la pièce, à ratio variable) expliquent des conduites humaines : le ratio variable est le principe de tous les appareils de jeu, qui produit une forte disposition à continuer, même après l'arrêt des gains. Le pigeon apparié à un modèle (« matching to sample ») sert de parallèle à un appareil d'enseignement de la lecture à l'enfant.

Machines à enseigner, agressivité, déterminisme. Skinner présente une machine d'auto-instruction qui donne un retour immédiat, en toutes petites étapes ; il juge que l'on apprend ainsi la même chose « en moitié moins de temps et d'effort », puisque le succès lui-même renforce. Il montre qu'on peut conditionner l'agressivité de pigeons pacifiques à l'aide d'un signal lumineux, et suggère que les humains, individus ou nations, apprennent l'agression de la même manière ; on pourrait construire un monde où personne n'est renforcé pour l'agressivité. À la question du libre arbitre, il répond que l'objectif de la science est de montrer des causes externes du comportement ; l'hypothèse de travail est qu'un être humain n'a pas plus de contrôle sur ses actes qu'une molécule. Collingwood conclut : ce savoir pourrait permettre à l'homme de s'élever vers plus de bonté, d'intelligence et de bonheur.

Excerpts

“« whatever the pigeon is doing when I press this switch it will tend to do again »”

“« success is itself reinforcing »”

“« a human being has no more real control over his action than say a molecule does under the pressures that exist in its environment »”