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Podcasts/Andrea Cirla/[Not Set]

[Not Set]

un sociologue et chroniqueur québécois, nommé dans les sous-titres sous la forme « Mathieu bocauté » ou « bas-côté » (probablement Mathieu Bock-Côté, hypothèse non confirmée par les sous-titres), interrogé par l'animateur Jean-Jacques Beauchamp, avec des extraits d'archives d'Aron (entretiens de 1958 et 1961, ORTF 1974, août 1968) et de Daniel Cohn-Bendit

Raymond Aron, un intellectuel à la défense de la liberté de pensée

Andrea Cirla · May 7, 2023 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs de reconnaissance, et des passages où les extraits d'archives se mêlent aux commentaires)

Core ideas

Aron, la liberté et le Québec. L'émission s'ouvre sur un extrait de 1958 où Aron évoque le Canada français : la communauté, passée de 65 000 à plus de quatre millions de personnes, doit préserver sa culture dans un milieu dominé par l'économie anglophone, ce qui n'est pas insoluble, car on peut parler anglais pour les affaires et français comme langue de culture. L'invité y voit la manière d'Aron de penser la nation, catégorie politique fondamentale, avec une durée et une profondeur historiques, loin de l'image d'un libéral uniquement attaché aux individus ; Aron fut aussi sévère envers le « Vive le Québec libre », tout en tenant pour fondamental le projet de durer en français en Amérique du Nord.

Un courage intellectuel contre les tentations totalitaires. Après la guerre, la majorité des intellectuels se laisse séduire par le communisme, que l'invité appelle le « paradis socialiste migrateur » (Moscou, Pékin, La Havane), alors qu'Aron défend la démocratie libre : l'histoire doit s'écrire en prose, non en langue poétique, et un régime se juge sur ses actes, non sur ses intentions. Il tire sa lucidité de ses années en Allemagne (1930-1933), où il voit monter le nazisme, et de sa vocation de « penser l'histoire qui se fait », sans tour d'ivoire. À Londres, il dirige la revue La France libre sans se placer sous l'autorité de de Gaulle, qu'il admire de façon méfiante, et en tire les Chroniques de guerre.

Face à Sartre, à l'Algérie et à mai 68. L'invité oppose le pluralisme d'Aron, pour qui aucune idée n'a le monopole du vrai, à la certitude de Sartre de détenir la vérité de la Révolution, et aux extraits de 1974 où Aron dit ne pas trouver indispensable d'injurier ceux qui pensent autrement. Aron soutient l'indépendance de l'Algérie par raison froide : l'Empire coûte plus qu'il ne rapporte et l'époque a changé. En 1968, il voit d'abord dans les événements un « carnaval » (La Révolution introuvable), puis, dix ans plus tard, une crise de civilisation. L'héritage qu'en retient l'invité : la liberté politique ne flotte pas d'elle-même, il lui faut des ancrages civilisationnels, ce qui fait d'Aron un guide pour aujourd'hui.

Excerpts

“« l'histoire ne doit pas s'écrire avec une langue poétique mais doit s'écrire en prose »”

“« un régime politique ne se juge pas seulement sur ses intentions mais sur ses actes »”

“« penser l'histoire qui se fait »”