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Brack, André

exobiologiste, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la chimie des origines de la vie, auteur de L'Évolution chimique et les origines de la vie

La conférence est présentée par l'organisateur du cycle, appelé « Monsieur Michot » dans la transcription, sans doute Yves Michaud ; plusieurs auditeurs non nommés posent des questions, dont l'un conteste vivement l'intérêt de l'exploration spatiale.

La vie. Origine et distribution possible dans l'univers — André Brack

Andrea Cirla · Feb 15, 2025 · partial coverage

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Coverage note: full - transcription automatique d'une conférence illustrée d'environ une heure suivie de questions.

Core ideas

André Brack ouvre sur la Terre « ni trop grande ni trop petite, ni trop loin ni trop près » de son étoile, où de l'eau liquide a permis voici environ quatre milliards d'années l'apparition de systèmes chimiques capables de se copier et d'évoluer. C'est la définition minimale qu'en retient le chimiste. Trois approches complémentaires cherchent à les comprendre : les recréer en tube à essai, avec la frustration de ne jamais pouvoir désigner l'ancêtre exact ; l'« archéologie moléculaire » dans les sédiments les plus anciens ; et la recherche d'une vie ailleurs, qui fournirait un « deuxième point » et une preuve de simplicité. Il rappelle trois propriétés du carbone. Il est asymétrique, et la vie n'utilise que des acides aminés « gauches », comme une route où l'on doit rouler du même côté. La vie préfère le carbone 12, une signature isotopique visible dans les roches. Enfin le carbone est hydrophobe, et le jeu entre groupes hydrophobes et hydrophiles structure protéines et membranes.

D'où venaient les molécules organiques ? L'expérience de Miller (1953) montre le passage possible de la chimie organique au vivant, mais elle échoue dans une atmosphère dominée par le CO2, plus vraisemblable. Les sources hydrothermales sous-marines (site Rainbow, structures « en ruche ») sont un réacteur possible. Surtout, l'espace apporte des micrométéorites carbonées, dont environ 20 000 tonnes par an atteignent aujourd'hui le sol : entre −4,1 et −3,8 milliards d'années, il serait tombé plus de carbone extraterrestre qu'il n'y en a dans la biomasse actuelle. La météorite de Murchison contient des acides aminés avec un léger excès de forme gauche, qu'un rayonnement polarisé observé dans la nébuleuse d'Orion pourrait expliquer. Brack décrit ainsi une « soupe primitive » d'eau terrestre et de « légumes » extraterrestres. La reconstitution d'une cellule bute sur l'ARN, dont le ribose reste impossible à synthétiser simplement. Il cherche donc un système autocatalytique plus simple qui aurait précédé le « monde ARN », et il est confiant depuis que de grands chimistes comme Jean-Marie Lehn s'y intéressent. L'archéologie moléculaire s'arrête vers −3,8 milliards d'années, avec les stromatolithes et microfossiles d'Australie (−3,5) et le carbone enrichi d'Isua au Groenland. Quatre « calamités » ont effacé les traces plus anciennes : tectonique, ultraviolets, érosion et oxygène produit par la vie elle-même.

Mars, jumelle de la Terre il y a quatre milliards d'années avec ses réseaux fluviatiles, a dû recevoir les mêmes poussières. Si la vie démarre simplement, elle a dû y apparaître aussi et se fossiliser dans le sous-sol, puisque la surface est stérilisée par les ultraviolets et les oxydants. Brack relativise les « bactéries » de la météorite ALH84001, qu'il attribue à une contamination terrestre. Il présente Beagle 2 et sa « taupe » foreuse sur Mars Express, et le projet franco-américain de retour d'échantillons avec quarantaine. Il évoque aussi l'océan sous la glace d'Europe, les 83 molécules organiques des nuages interstellaires, les premières exoplanètes, COROT, le projet Darwin et l'écoute SETI, qu'il défend. Dans les questions, il se dit opposé à la « terraformation » de Mars, qu'il juge une démarche américaine de conquête. Il défend l'évolution darwinienne contre un auditeur et rejette l'hypothèse de l'argile de Cairns-Smith, faute d'évolution, tout en imaginant un support minéral associé à une molécule organique. La vie au silicium lui paraît possible mais rigide et lente, et Titan riche en chimie organique, mais sans eau.

Excerpts

André Brack sur la définition chimique de la vie :

“il y a environ 4 milliards d'années sont apparus des systèmes chimiques capables de de faire des copies d'eux mêmees donc capable d'autorproduction et d'évolution ce sont les deux fonctions fondamentales que nous retenons nous chimistes comme caractérisant l'origine de la vie donc c'est certainement très loin de la définition de la vie que peut donner François Jacob”

André Brack sur la soupe primitive :

“l'eau est terrestre ça ça va on n pas de GR pas de gros débat sur l'eau pour les la terre l'atmosphère et les les fonds sous-marins ont pu fournir le le sel et le poivre donc de petites bon les les condiments mais c'est plutôt une soupe de légumes dilués et les légumes à notre avis seraient plutôt d'origine extraterrestre donc nous serions bien poussière d'étoiles”

André Brack sur la vie fossile de Mars :

“notre hypothèse de travail c'est que la vie est apparue sur Mars qu'elle a été fossilisée et que les fossiles se trouvent encore dans le proche sous-sol dans des sédiments il suffit d'aller voir c'est aussi simple que ça ils doivent être là à nous attendre”