MNEMOSYNEv0.1.2563

Podcasts/Andrea Cirla/M., Kenneth W.

M., Kenneth W.

Bill

Philosophy of Psychiatry – Kenneth W. M. Fulford

Andrea Cirla · Nov 16, 2025 · partial coverage

▶ Watch on YouTube

Coverage note: full (environ cinquante minutes ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, avec de nombreuses déformations de noms propres)

Core ideas

Les jalons institutionnels d'un mouvement. Fulford raconte la naissance de la philosophie de la psychiatrie contemporaine : l'apparition spontanée de groupes britannique et américain, la rencontre avec Michael Schwartz (par un coup de téléphone arrivé par hasard au secrétariat du Royal College), la création d'un groupe d'intérêt spécial qui atteignit cinquante membres en une semaine et devint le deuxième du collège, la revue PPP (avec Johns Hopkins University Press), le réseau international, la série d'ouvrages chez Oxford University Press, le premier centre universitaire à Warwick (autour de 1990-1995), puis des centres à King's College, à UCLan, des chaires en Europe et la chaire de Pretoria, première hors d'Europe. Il décrit le mouvement comme « une mobilisation d'un intérêt qui était déjà là », qu'il fallait doter d'un journal, de bibliothèques, de programmes d'enseignement et de financements. Il explique la vitalité du mouvement par le fait que les psychiatres se heurtent à des problèmes conceptuels (esprit et cerveau, libre arbitre, classification) : Alan Frances aurait dit que les problèmes rencontrés pour le DSM-IV étaient des problèmes « philosophiques autant que scientifiques ».

Soutiens, résistances, traditions. Il rappelle les alliés (le philosophe Anthony Quinton, qu'il fit travailler sur le délire, le psychiatre Martin Roth, qui devint président d'honneur après une longue conversation), un questionnaire distribué lors d'un congrès de psychiatrie biologique (plus de la moitié des répondants jugeant que la philosophie devait être examinée), et la seule vraie résistance, celle de l'examen : il manque d'examinateurs à l'aise avec la philosophie. Il nuance l'idée d'une renaissance : la tradition phénoménologique n'a pas disparu en Europe continentale, c'est l'environnement positiviste anglo-américain qui avait fait disparaître la philosophie (rôle de Hempel dans le glossaire de la CIM-8, puis dans le DSM-III).

Jalons personnels et défis. Trois moments intellectuels : la suggestion de Mary Warnock d'appliquer sa théorie des valeurs à la médecine, l'intuition (un jour de grippe) que la phénoménologie du délire correspond à celle du raisonnement pratique, donc à l'action et non à la cognition, et la rédaction en deux jours, au bord du lac de Lucerne, de la « values-based practice ». Il voit deux défis : bâtir un partenariat réel avec les personnes qui vivent la détresse psychique et s'ouvrir aux traditions non occidentales (qui, selon lui, ne représentent que 25 % des grandes traditions de pensée) ; il recommande aux jeunes chercheurs de rester d'abord d'excellents cliniciens ou philosophes et de chercher les meilleurs soutiens.

Excerpts

“« it was a sort of mobilization of an interest that was already there »”

“« they are philosophical problems as much as scientific problems »”

“« I think it's through that diversity that will continue to thrive and develop »”