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Axelos

philosophe, d'après le titre ; prénom absent des sous-titres

Axelos — Heidegger et le destin de la philosophie (2002)

Andrea Cirla · Apr 19, 2025 · partial coverage

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Coverage note: full (environ quinze minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs sur plusieurs mots allemands et sur la ponctuation)

Core ideas

La philosophie, essence de l'histoire occidentale, et le dernier Heidegger. Pour Heidegger, la philosophie est l'essence interne de l'histoire européenne, d'où se comprend le règne planétaire des sciences techniciennes. Après Être et temps (1927), il ne se comprend plus comme philosophe ni comme métaphysicien, mais comme penseur du sens de la vérité et de la topologie de l'être ; en 1962, il proclame même la fin de l'histoire de l'être. Il médite alors le monde, l'éclaircie, la clairière, le quadriparti (terre, ciel, divins, mortels), et l'Ereignis (« avènement appropriant »), où il voit une préfiguration dans l'essence de la technique moderne, le Gestell.

Les sources bibliques et la théologie. Axelos insiste sur le rôle de la Bible, surtout de l'Ancien Testament, dans le destin de la philosophie : sans être une époque de la philosophie, la révélation juive et chrétienne est décisive dans la « théo-métaphysique ». La philosophie n'est pas un commencement absolu ni entièrement autonome ; Dieu, l'immortalité de l'âme, la création ex nihilo, l'eschatologie et le salut ne sont pas d'origine philosophique. Heidegger prolonge à sa manière cette tradition théologique, et ses derniers mots dans l'entretien du Spiegel (« seulement un Dieu peut encore nous sauver ») disent quelque chose d'essentiel.

La politique, l'oubli, la fin de la philosophie. Sur l'engagement politique de Heidegger, Axelos écarte aussi bien les attaques grossières que les défenses orthodoxes et les silences pudiques ; sa pensée n'est pas réductible au national-socialisme, et moins encore au nazisme, ni « biologisante » ni raciste, mais la question de la duplicité et du silence reste ouverte. Les deux derniers textes (Temps et être, 1962 ; La fin de la philosophie et la tâche de la pensée, 1964) pensent l'achèvement de la métaphysique en sciences techniciennes, et la tâche de penser la clairière de l'ouvert. Axelos propose de questionner Heidegger à partir de lui mais non seulement de lui, et de penser le monde à partir du rapport homme-monde.

Excerpts

“« Pour Heideger, la philosophie constitue l'essence interne de notre histoire occidentale européenne. »”

“« Seulement un Dieu peut encore nous sauver. »”

“« Le penseur de l'oubli de l'être est entré lui-même dans un certain oubli. »”