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Podcasts/Andrea Cirla/Vagnon, Sylvain

Vagnon, Sylvain

professeur en sciences de l'éducation à l'université de Montpellier, historien de l'éducation nouvelle libertaire

Maria Montessori and New Education

Andrea Cirla · Nov 17, 2024 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs sur les noms)

Core ideas

L'éducation nouvelle, une nébuleuse. Montessori n'est pas seule : le mouvement réunit Dewey, Neill, Makarenko, Ferrer, Decroly, Freinet, Ferrière... L'éducation nouvelle est « un mouvement de rénovation pédagogique européen » qui veut « retourner la table » plutôt que faire table rase : partir de l'élève comme acteur de ses apprentissages. Deux points communs : l'éducabilité de tous les enfants, y compris ceux alors tenus pour « arriérés » (Montessori et Decroly, médecins, ouvrent chacun une école en 1907), et les méthodes actives. Ses racines vont de l'humanisme et de Rousseau à Itard (l'enfant sauvage), Pestalozzi et au courant libertaire (Paul Robin, éducation « intégrale »).

Montessori à la croisée des influences, et les congrès. Montessori est une des premières femmes médecins d'Italie, héritière de Pinel et d'Itard, théosophe (la théosophie initie le congrès de Calais de 1921 sur « la puissance créatrice de l'enfant », dont naît la Ligue internationale pour l'éducation nouvelle), mais aussi une pédagogue-entrepreneure qui noue des contacts avec les politiques et les industriels. Ces congrès, de deux ou trois semaines, juste après la Première Guerre, mêlent conférences, musique, danse, et visent à transformer la société par l'éducation, « seul moyen pacifique ». Montessori y va peu, envoie des représentants officiels, et y est attaquée (Neill sur l'éducation sexuelle, Freinet sur le silence des enfants) ; elle diffuse son réseau par des tournées et des formations, ce qui assure la fortune de son nom.

Clivages et héritage. Le désaccord porte sur les finalités : la pédagogie montessorienne a été appliquée sous des régimes très différents (dont celui de Mussolini, qui a fini par rendre impossible le maintien de ses écoles), là où Freinet et Decroly, avec entraide et conseil, la jugent inapplicable en dictature (clivage visible au congrès de Nice en 1932). Les recherches historiques sont récentes, d'abord le fait de militants. Un courant « vivant » dont les outils ne font pas l'éducation nouvelle si le sens est perdu, ce qui est le risque des écoles « Montessori » actuelles. Le poème de Ferrière (« sur les indications du diable, on créa l'école ») dénonce l'école traditionnelle qui enferme, immobilise, fait mémoriser et punit.

Excerpts

“« L'éducation nouvelle, c'est un mouvement de rénovation pédagogique européen. »”

“« pas de faire table rase, mais de retourner la table »”

“« il faut changer aussi l'éducation puisque l'éducation c'est transformer la société »”