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Podcasts/Andrea Cirla/Dickey, Eleanor

Dickey, Eleanor

professeure de lettres classiques à l'université de Reading, autrice de Latin Loanwords in Ancient Greek: A Lexicon and Analysis

Latin Words in Ancient and Byzantine Greek 📜

Andrea Cirla · Jul 11, 2025 · partial coverage

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Coverage note: full (environ quarante-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques en anglais, bien ponctués)

Core ideas

Pourquoi le sujet est négligé. L'hôte rappelle que le grec est vu comme une langue qui donne, non qui reçoit, et que les Grecs prêtaient peu d'attention au latin ; or l'Empire romain a fait entrer des mots latins (droit, administration, armée, vie quotidienne), dont beaucoup survivent en grec moderne (spiti, loukaniko). Dickey explique que l'on s'intéresse surtout à la période classique, où l'influence latine est quasi nulle, tandis que celle du grec sur le latin est forte ; elle a abandonné l'étude des calques et de la syntaxe, trop difficiles à prouver, pour les mots, dont l'étymologie est sûre. Le travail a pris plus de dix ans : dépouillement de la littérature, puis recherche des racines (avec toutes les orthographes) dans le TLG, papyri.info et les inscriptions du PHI, plus des recherches à la main.

Ce que le grec a pris au latin. Environ 820 mots empruntés : 16 % militaires (legion, legionarios), 16 % d'autres termes de gouvernement, 7 % juridiques (beaucoup à la fin de l'Antiquité), 4 % liés à l'empereur, 10 % vêtements et textiles (birros), 8 % nourriture et boisson (klarion, la cuillère), 5 % mesures (milion, les noms de mois). Les emprunts s'étalent sur toute la période : le pic du IIe siècle reflète surtout le volume de littérature conservée, et les atticistes reprochent ou évitent ces mots (le registre classicisant les gomme, les papyri documentaires en regorgent : environ dix fois plus que la littérature impériale). Dickey soupçonne que le sud de l'Italie républicaine fut un foyer de contacts.

Emprunt, alternance codique, mots inexistants. Elle distingue un mot d'emprunt (assimilé, comme chair ou quorum en anglais) d'une alternance de code (vache dans une phrase anglaise), difficile à repérer quand les scribes écrivent en alphabet grec. Plus de 200 mots proposés par les savants sont « inexistants » (lectures dépassées, restitutions), d'autres « non antiques » (postérieurs à 600) ou toujours traités comme étrangers. Des suffixes passent aussi : -ianos (Christianos, peut-être forgé par les autorités romaines), -arios (professions), -aton (boissons). Parmi ses mots préférés : Romaios (de « Romain » à « Grec ») et abrevis, forgé en grec sur un modèle latin.

Excerpts

“« a lone word is a word of foreign an ethmology which has become part of another language »”

“« classical Greek literature does not contain Latin words »”

“« there's actually more than 200 words that people have previously claimed as Latin loan words where when I looked they didn't have a single secure attestation »”