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Luchini, Fabrice

comédien, lecteur

(Vidéo) Fabrice Luchini lit un passage de "Mort à crédit" de Céline

Artesquieu · May 4, 2021 · partial coverage

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Coverage note: full (lecture d'environ deux minutes et demie ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec quelques erreurs de reconnaissance)

Core ideas

La mort de la concierge, la solitude du narrateur. Dans le passage lu, un narrateur seul (« vous voici encore seul ») raconte qu'hier à huit heures « madame Bérenge », la concierge, est morte, pendant une grande tempête nocturne qui fait trembler la maison. Il a soigné cette femme très vieille, « tout au bout de la vieillesse », en lui disant de rester assise dans son lit, puis évoque avec une amertume tendue ceux à qui il devrait écrire la nouvelle : il ne sait plus à qui écrire, « ces gens sont loin, ils ont changé d'âme pour mieux trahir ».

Le chagrin, l'oubli, le récit comme revanche. Le texte oscille entre la présence tangible de la mort (« dans l'odeur de la mort récente, incroyable ») et la solitude (« je n'ai plus personne, plus un être pour recueillir doucement l'esprit gentil des morts »). Il se termine sur une pulsion de haine différée (« je pourrais dire toute ma haine, je sais, je le ferai plus tard ») et sur le choix de raconter des histoires pour que les absents reviennent, jusqu'à imaginer qu'ils reviendraient « exprès pour me tuer ». La lecture de Luchini donne à cette langue parlée sa violence et son rythme.

Excerpts

“« hier à 8 heures madame bérange la concierge est mort une grande tempête s'élève de la nuit tout en haut nous sommes la maison tremble »”

“« je ne sais plus à qui écrit pour ces gens sont loin ils ont changé d'âme pour mieux trahi »”

“« s'ils ne reviennent pas j'aime mieux raconter des histoires »”