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Nabe, Marc-Édouard

écrivain, auteur d'Au régal des vermines avec une nouvelle préface

(Vidéo) Débat entre Marc-Édouard Nabe et Christine Angot

Artesquieu · May 4, 2021 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation et très bruités, certaines répliques étant inintelligibles : seuls les échanges clairs sont repris)

Core ideas

Une préface sur Houellebecq. Nabe réédite son premier roman, Au régal des vermines, avec une préface où il raconte qu'au début des années 1990, rue de la Convention, il était voisin de Michel Houellebecq : deux jeunes écrivains qui voulaient réussir, aux destins divergents (« lui il a tout réussi et moi j'ai tout raté »). Houellebecq, qui était alors vu comme un poète « ringard », lui conseillait de ne pas chercher à soulever le lecteur mais de lui donner l'image d'un homme médiocre travaillant sur la misère sexuelle ; Nabe, lui, choisissait l'enthousiasme et la provocation.

La « casserole ». L'animateur revient sur la « casserole » de Nabe, l'accusation d'antisémitisme née d'un passage télévisé il y a vingt ans ; Nabe refuse de s'en excuser et se dit célinien, estimant que la société refuse ce qu'il a eu à dire ; il dit que l'accusation a conduit à sa marginalisation (peu de presse, un éditeur évincé, des livres épuisés). Angot, tout en se disant d'accord pour comprendre le tabou transgressé par un jeune écrivain, rejette l'idée que « ça dépend des juifs » et affirme que ce qui est arrivé aux juifs ne dépendait pas d'eux.

Deux écrivains pris dans leur époque ? Angot dit ne pas comprendre les mots « génération », « époque », « âge » : pour elle, la littérature et les sentiments sont les mêmes depuis Adam et Ève, et l'écrivain n'a qu'à raconter Adam et Ève ; elle voit chez Nabe et Houellebecq deux faces d'une même époque plutôt qu'une opposition, et refuse l'idée d'une « querelle » sur qui a inventé quoi. Nabe défend sa préface comme une réflexion sur le statut d'écrivain aujourd'hui : il oppose les hommes et femmes de lettres, qui parlent des autres, aux artistes (« pour faire un papillon, il faut une chenille »), et cite Van Gogh répondant à un critique que les compliments le faisaient souffrir.

Excerpts

“« lui il a tout réussi et moi j'ai tout raté »”

“« je pense que les choses ne changent pas suivant les époques je pense que la littérature les sentiments et des gens sont les mêmes depuis adam et eve »”