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Camus, Renaud

écrivain

(Vidéo) Renaud Camus - L'Atelier d'écriture

Artesquieu · May 4, 2021 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-deux minutes ; sous-titres YouTube automatiques très bruités, avec des chiffres de renvois et de « flèches » issus de la lecture de son livre-hypertexte : seuls les propos clairs sont repris, et des passages restent incertains)

Core ideas

L'auteur n'est pas mort. Camus dit s'être trouvé souvent dans des situations sociales où il décourage les gens d'aller voir ce qu'il écrit (« nouveau roman »). Contre l'idée des années 70 de l'expulsion de l'auteur, il affirme que plus on prouve que l'auteur n'est pas une entité véritable, plus il reste : un auteur, c'est une maison, une fenêtre, des chemins, une façon d'être photographié, quelques phrases. Il n'aime pas les mots « trop jeunes », comme des vêtements pas assez portés : il faut qu'ils soient installés dans la littérature, d'où l'importance des citations littéraires.

Érudition, noms propres, syntaxe. À ceux qui lui reprochent des mots inconnus, il répond que la littérature est une forme de suspens, que le plaisir du mot inconnu est réel et que la langue se rétrécirait si l'on n'employait que des mots connus. Il aime l'érudition parce qu'il n'y a rien de plus solitaire (on est seul à s'intéresser à certaines questions) ; il est fasciné par le nom propre. Il tient à la syntaxe comme « lieu de la médiation », ordre moral et respect de la parole donnée, et regrette que la télévision et les discours politiques en sortent. Il soutient qu'un ordre raffiné fait la plus grande place au désordre : son livre (999 fragments) peut se lire dans le désordre, avec des entrées multiples.

Promenade désirante, journal, fiction. Sa structure est « une promenade désirante », avec constamment des chemins de traverse qui éloignent du but. Le journal est le lieu où le rapport entre écrire et vivre est le plus étroit (il y a eu des périodes où sa vie n'était plus que d'écrire, quatorze heures de journal par jour) ; il tient à sa publication prochaine, qui l'empêche d'être jamais seul. Il se dit loin du désir de fiction, « contraire de la vérité », et préfère des livres qui cernent la vérité au plus près. Pour lui, la littérature n'est pas séparée du réel : elle est faite pour qu'on en sorte ; la lecture d'un passage montre le narrateur utilisant un site de rencontres, et il évoque l'idée de mettre un livre sur Internet.

Excerpts

“« je n'aime pas les mots trop trop jeunes qui sont comme des comme des vêtements qui n'ont pas été suffisamment porté »”

“« c'est une structure de promenade de promenade désirante c'est à dire où se présente constamment des chemins de traverse »”

“« la littérature est fait pour qu'on en sorte »”