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Cau, Jean

journaliste, écrivain, ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre

(Vidéo) Jean Cau - Procès de l'invasion de la sexualité

Artesquieu · May 4, 2021 · partial coverage

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Coverage note: full (environ onze minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec quelques erreurs de reconnaissance)

Core ideas

Un commerce. Premier chef d'accusation : l'invasion de sexualité est d'abord un commerce, la société de consommation ayant « décidé de tout vendre » (il cite la formule prêtée à Lénine sur les capitalistes vendant la corde pour les pendre, et les 70 milliards de bénéfices des exportations danoises de pornographie) ; la publicité aussi se sexualise.

L'avilissement de la femme et la destruction du couple. Deuxième accusation : la femme devient objet (« même plus de la chair, c'est de la viande »), standardisée par des canons de jeunesse et de beauté ; il établit un lien, qu'il dit peser, entre cette réification et un chemin de mépris de l'homme et de la femme. Troisième : la destruction du couple, qui se construit dans le temps, le renoncement, la patience, l'indulgence, les enfants, et non sur le seul élan des corps.

La science et l'enfance. La « science du sexe » dissèque et analyse la sexualité jusqu'à l'impuissance, et l'uniformise comme si une femme n'était pas d'abord une liberté. L'éducation sexuelle, telle que pratiquée dans certains pays (pas encore en France), lui paraît un saccage de l'enfance : il juge que la sexualité s'invente et que l'ignorance a eu aussi ses orages et ses brises.

Civilisation et colonialisme américain. Pour lui, la sexualité de consommation nie deux mille ans de civilisation occidentale, bâtie sur la trinité père-mère-enfant liée par l'amour (il se réfère au christianisme) ; il y voit un « puritanisme retourné » et un colonialisme américain qui colonise nos sensibilités. Il conclut que la sexualité doit rester « une des aventures de notre liberté ».

Excerpts

“« il faut en effet tout vendre et notre société de consommation a décidé de tout vendre »”

“« je crois en somme que la sexualité doit rester une des aventures de notre liberté »”