Mann, Thomas
▶ Watch on YouTubeCoverage note: full (transcription automatique très courte, d'environ dix lignes ; la fin du discours est en partie déformée et n'est pas restituée)
Core ideas
Le présentateur annonce qu'il a eu la chance de rencontrer le « grand écrivain allemand » à la Fondation française, que Mann vient de publier Doctor Faustus et prépare son journal de 1943 à 1946 sur « l'histoire d'un roman », qu'il doit se rendre à Londres fin avril pour des conférences (sur la démocratie, d'après la transcription approximative), et rappelle son prix Nobel de 1929. Mann prend ensuite la parole en français, en s'excusant d'en avoir « un peu perdu l'habitude » faute d'avoir parlé depuis longtemps à des Français dans leur langue.
Il se présente comme « tout Européen totalement civilisé » plein d'« admiration reconnaissante » pour la culture, la littérature et le génie français, et affirme que l'œuvre de la plupart de ses collègues contemporains « ne serait pas concevable » sans les grands modèles que la France a donnés à l'Europe au cours des siècles : Montaigne, Pascal, les moralistes du XVIIIe siècle, puis Stendhal, Balzac, Flaubert, Zola et Proust. Il dit avoir été, toute sa vie, un écrivain allemand qui désirait une Allemagne européenne, par opposition à certains Allemands « hantés par le rêve exécrable d'une Europe allemande ». Une distance (le passage est déformé, il s'agit peut-être de sa position d'observateur éloigné) lui permet, dit-il, « un coup d'œil plus vaste » qui fait apparaître plus clairement l'unité des civilisations européennes et le rôle éminent réservé à la France dans le concert européen. Le passage final est trop déformé pour être résumé avec confiance.
Excerpts
“« Comme tout Européen totalement civilisé, je suis plein d'admiration reconnaissante pour la culture, la littérature françaises, pour le génie français en œuvre. »”
“« L'œuvre de la plupart de mes collègues contemporains ne serait pas concevable sans les grands modèles que la France, au cours des siècles, a présentés à l'Europe, sans Montaigne, Pascal, les moralistes du XVIIIe, sans Stendhal, Balzac, Flaubert, Zola et enfin Proust. »”
“« Pendant toute ma vie, j'ai été comme écrivain allemand un homme qui désirait une Allemagne européenne, contrairement à certains Allemands hantés par le rêve exécrable d'une Europe allemande. »”