Éluard, Paul
▶ Watch on YouTubeCoverage note: partial (un enregistrement d'environ cinq minutes, constitué presque entièrement de poèmes lus ; transcription automatique très déformée, en particulier pour les poèmes ; seuls les passages et les titres reconnaissables sont décrits, et plusieurs poèmes ne peuvent pas être identifiés avec certitude)
Core ideas
L'enregistrement réunit trois moments. Éluard commence par un poème où le poète fait un feu pour vivre seul dans une nuit d'hiver (le début, « Pour vivre ici, je fis un feu », se reconnaît malgré les déformations) : le feu devient un ami, un abri, et lui rend tout ce que le jour lui a donné (forêts, champs, oiseaux, maisons, fleurs). Suit un poème daté de 1935 (titre non identifiable dans le transcript) où une femme se tient seule au centre d'une place, « plus forte qu'une statue », puis une série de visions de miroirs, de mains et de corps qui disent la solitude vaincue par la communion des êtres, et un passage final plus politique : le deuil et la douleur, la mort « difficile et si facile », la certitude d'avoir « raison » des ennemis, le trésor commun des femmes et des enfants et l'espoir. Éluard lit ensuite « Liberté », écrit en 1942 : la litanie « j'écris ton nom » sur les cahiers d'écolier, les arbres, le sable, la neige, les nids, la mer, la lampe, les amis, la solitude, la santé retrouvée, jusqu'à la fin du poème, où « par le pouvoir d'un mot » le poète recommence sa vie (la dernière strophe est déformée par le transcript). Entre les deux, il dit : « la poésie a toujours pour soutien la vérité ».
Le troisième moment est l'introduction parlée de « Les Armes de la douleur », qu'Éluard dit avoir écrit « il y a deux ans ce mois-ci » : il y raconte l'histoire d'un jeune élève de l'École alsacienne, Lucien Legros (le nom est transcrit de façon plausible), âgé de 17 ans, arrêté après une manifestation dans un lycée, condamné à mort puis gardé comme otage par les Allemands (le détail exact est déformé dans le transcript). Son père et son frère aîné auraient été arrêtés puis emmenés au fort de Romainville pour y être fusillés avec une centaine d'otages ; lui-même, devant le tribunal allemand, aurait refusé de donner le nom de ses camarades et assumé ses actes, avant d'être fusillé. Éluard en tire un appel à ne pas pardonner trop vite aux « bourreaux » qui, dit-il, restent impunis, tout en évoquant Paris libéré au visage souriant mais aux souvenirs terribles. Le poème qui suit célèbre les « guerriers » de toutes conditions (ouvriers, paysans), selon l'amour, la haine, l'espoir et « le sens de la vie », qui rêvent de se libérer, et appelle à un monde où le soleil est pour tous les hommes, « le bonheur dans un seul camp ».
Excerpts
“« La poésie a toujours pour soutien la vérité. »”
“« Par le pouvoir d'un mot, je recommence ma vie. »”
“« Cet enfant aurait pu mentir et se sauver. »”