Pinget, Robert
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Core ideas
Un livre qui commence par un papier perdu. L'entretien part de l'ouverture de Quelqu'un : un homme ne retrouve plus un papier sur la table, s'agace, s'indigne contre lui-même et contre le ménage. Ce ton d'indignation, qui lance le livre, fait le portrait du narrateur, qui se définit lui-même. Le titre vient de ce que celui qui est recherché n'est pas celui qui parle mais « quelqu'un », l'autre, le prochain.
Un soliloque dans une pension de famille. Le narrateur est un homme assez indécis qui tient depuis dix ans une modeste pension de famille avec un associé ; le livre est un monologue, un soliloque (« j'écris comme je me parle »), où il renonce à certaines formes (les inventaires, les exposés), et qui, par le fil de la recherche du papier, l'amène à parler des autres, puis de lui-même et de son passé. Pinget l'oppose à L'Inquisitoire, composé sur le principe de la question et de la réponse et ouvert de tous côtés : Quelqu'un est au contraire une réaction, un cadre complètement fermé, au point que le narrateur peut à peine sortir du jardin.
Le ton comme matière du livre. Pinget insiste sur le ton : « le ton, c'est vital », ce qu'on met toute une vie à attraper ; il dit travailler essentiellement sur le langage et donc sur le ton, ce que le narrateur mentionne explicitement. Il réfute au passage l'étiquette de « nouveau romancier » et se dit surtout attentif à la voix.
Excerpts
“« j'écris comme je me parle »”
“« le ton c'est vital »”
“« je travaille essentiellement sur le langage et donc sur le ton »”