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Irigaray, Luce

philosophe et psychanalyste

(Extrait) Luce Irigaray & Elisabeth Badinter à propos du féminisme de Simone de Beauvoir

Artesquieu · Jun 9, 2022 · partial coverage

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Coverage note: partial (extrait très court d'une douzaine de lignes, début et fin coupés ; transcription automatique sans indication des locuteurs)

Core ideas

Une première voix explique que Simone de Beauvoir « a ouvert un chemin » mais que ce chemin « ne suffit pas » : face à la formule « on ne naît pas femme, on le devient », qui fait d'être femme une « pesanteur culturelle », cette voix répond « je suis née femme et je souhaite le devenir », c'est-à-dire non seulement critiquer les modèles existants mais mettre en place de nouvelles valeurs, une « culture de [son] identité sexuelle ». Une interlocutrice objecte que si c'est une pesanteur culturelle, c'est parce que Beauvoir se réfère au modèle traditionnel de la femme défini par le patriarcat. La première voix ajoute que la question de la maternité n'est pas le problème de Beauvoir ; elle se demande plutôt si celle-ci « aime vraiment être une femme », alors qu'elle dit elle-même « j'aime être une femme ».

Une voix (probablement la seconde) formule la critique inverse : ce qu'elle reprocherait à Beauvoir, ce serait d'avoir négligé le féminin, qui existe mais n'est pas propre aux femmes, appartenant « aux deux sexes » dans une optique de « bisexualité originaire » et de modèle androgyne ; Beauvoir l'aurait ignoré parce qu'elle l'associait aux idées d'oppression créées par le patriarcat. L'extrait se termine par un témoignage personnel (probablement de Beauvoir) en faveur des relations choisies contre les relations imposées : même une relation « donnée » comme celle avec sa sœur peut être choisie en même temps ; elle ajoute qu'elle n'a jamais regretté de ne pas avoir d'enfants et préfère les amitiés, qu'elle a choisies, à la relation imposée par la maternité.

Excerpts

“« Simone de Beauvoir a ouvert un chemin, selon moi ce chemin ne suffit pas. Par exemple quand Simone de Beauvoir dit : "je ne naîs pas femme, je le deviens", pour elle être femme serait une pesanteur culturelle. Alors moi je dis : je naîs femme, et je souhaite le devenir. »”

“« Si moi j'avais une critique à faire à Simone de Beauvoir, ça serait de ne pas avoir vu que le féminin existe, mais qu'il n'est pas propre aux femmes et qu'il appartient aux deux sexes. »”

“« J'ai toujours été pour les relations choisies contre les relations imposées. [...] Je n'ai jamais regretté de ne pas avoir d'enfants. J'aime beaucoup mieux les amitiés, des relations que j'ai choisies, que celle qui m'aurait été imposée par la maternité. »”