Artaud, Antonin
▶ Watch on YouTubeCoverage note: partial (un extrait d'environ une minute ; transcription automatique extrêmement déformée, très souvent incohérente : seuls quelques motifs sont reconnaissables avec une relative certitude, et le texte exact ne peut pas être restitué ; l'interprétation ci-dessous est volontairement prudente)
Core ideas
Dans ce bref texte, Artaud affirme que les asiles d'aliénés sont « des réceptacles de magie noire » : ce ne seraient pas seulement les médecins qui entretiendraient cette magie, mais la société tout entière, qui a besoin de ces lieux pour tenir à distance ceux qu'elle déclare « malades » (le transcript parle de société qui « vit des morts »). Il y voit une pratique très ancienne (il évoque un début « 4000 ans avant Jésus-Christ », selon un passage déformé) et accuse la médecine moderne d'être complice d'une « magie passe[ée] » qui crée artificiellement la mort.
Le passage le plus reconnaissable concerne l'électrochoc (« l'électro »), que le texte décrit comme une « thérapie » qui terrorise les malades, les empêche de retrouver leur moi et les plonge dans un état de mort (une allusion au « bardo », état intermédiaire entre la mort et la renaissance dans la pensée tibétaine, est reconnaissable). Artaud affirme en avoir fait l'expérience : « j'y suis passé et ne l'oublierai pas », et que la médecine « soudoie » ses patients en leur présentant leur guérison comme le résultat de ces traitements, alors que ces « électrochocs » ne profitent, dit-il, qu'à certains profiteurs. L'extrait se termine sur l'idée qu'il a fallu choisir entre renoncer à être soi-même et être soigné.
Excerpts
“« Les asiles d'aliénés sont des réceptacles de magie noire. »”
“« J'y suis passé et ne l'oublierai pas. »”
“« Le bardo, c'est la mort. »”