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Cendrars, Blaise

écrivain

(Vidéo) [Archive rare] Blaise Cendrars évoque Modigliani à Montparnasse

Artesquieu · Nov 21, 2022 · partial coverage

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Coverage note: full (extrait très bref ; transcription automatique lacunaire et par endroits incohérente, l'attribution des répliques aux différents locuteurs est incertaine)

Core ideas

Le fragment est un souvenir de Modigliani dans le quartier de Montparnasse. Un premier intervenant rappelle que le peintre est entré dans ce café « de bistrot en bistrot, titubant », plus de trente ans auparavant, et que rien n'y a changé. On rappelle comment il a été amené à Montparnasse par un ami (nom déformé) qui était chauffeur de taxi et lui aurait fait un déménagement dans sa voiture, et que le peintre n'avait pas payé une première fois à La Cloche de Bois, vivant avec une femme et un « poupon ». Selon les participants, c'est à Montparnasse qu'il a fait ses meilleures toiles : tous ses nus et probablement ses plus beaux portraits, dont, dit l'un, le plus beau nu fait avec une petite Irlandaise jugée peu séduisante (comparaison inintelligible dans la transcription), tandis qu'une femme qui passe dans l'établissement est jugée « magnifique ».

Une femme, la patronne du bistrot, évoque ensuite un regret : Modigliani venait peindre des murs de l'établissement mais n'a « rien fait », parce qu'elle a été maladroite et aurait dû le laisser travailler ; il ne demandait pourtant « pas grand-chose », seulement de quoi peindre et de la nourriture, « parce qu'il avait toujours soif » (il ne mangeait guère). La fin de la séquence est une scène de café : on règle une addition de 65 francs avec un billet de 100 francs, le client laisse le pourboire, on trinque, et les protagonistes se saluent en riant avant de partir.

Excerpts

“« De bistrot en bistrot, titubant, Modigliani est entré ici il y a plus de trente ans. Là encore, rien n'a changé. [...] Tous ses nus, il les a faits à Montparnasse. Et ses plus beaux portraits aussi, certainement. »”

“« Il peignait les murs, là. Il n'a rien fait, et il n'a rien fait parce que, malheureusement, j'ai été maladroite. J'aurais dû le laisser travailler. Mais il ne demandait pas grand-chose, pourtant, le brave homme. Il me demandait simplement de la peinture, de la nourriture, parce qu'il avait toujours soif. »”