Barrès, Maurice
▶ Watch on YouTubeCoverage note: partial (extrait d'environ une minute, début de l'allocution manquant ; transcription automatique déformée par endroits, passages incertains omis)
Core ideas
Dans cet extrait, Barrès s'adresse à des adversaires de l'Église, qu'il interpelle directement : il leur demande s'ils ne sont pas touchés par le clocher, qu'il décrit comme « l'expression la plus ancienne et la plus saisissante du divin » dans le paysage français, et par ces églises où reposent « les grands principes qui sont la vie morale de notre histoire ». Sa défense est autant patrimoniale et morale que religieuse : l'église, avec sa porte ouverte à toute heure, met le divin en communication avec la réalité quotidienne.
Il avertit ensuite ceux qui calculeraient que laisser les églises rurales s'écrouler achèverait le catholicisme : ce calcul serait « trompé » et cette haine « déçue ». Selon lui, le catholicisme ne serait pas « écrasé sous des pierres qui s'écroulent » ; il se réfugierait dans de grandes salles et sur des autels improvisés, et une « immense jeunesse » le suivrait, indignée de la brutalité et de l'ingratitude de ses aînés.
Il conclut par une prédiction adressée à l'assemblée : si elle laissait s'écrouler « les plus beaux monuments de notre vie spirituelle », les générations nouvelles la mépriseraient, et l'écroulement des églises de France resterait attaché au souvenir de son passage.
Excerpts
“« Rien de tout cela ne vous touche : rien ne vous retient de renverser cette maison qui, par sa porte ouverte à toute heure, au milieu [de nous], crée une communication avec le divin et le mêle à la réalité quotidienne ? »”
“« Le catholicisme ne serait pas écrasé sous des pierres qui s'écroulent : il s'en irait dans les grandes salles et sur des autels improvisés. »”
“« J'ai la certitude que les nouvelles générations nous mépriseraient un jour, datant de notre passage l'écroulement des églises de France. »”