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Pound, Ezra

poète américain, alors âgé de 81 ans

(Vidéo) Ezra Pound se promenant dans Paris

Artesquieu · Sep 21, 2022 · partial coverage

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Coverage note: full (transcription automatique courte, d'environ neuf lignes ; les noms propres sont donnés tels que le transcript les restitue, un nom est manifestement déformé, voir plus bas)

Core ideas

Le commentaire s'ouvre sur l'annonce qu'un homme de 81 ans, Ezra Pound, est de passage à Paris cette semaine. Né en Amérique, il écrit depuis 1909, surtout de la poésie, et certains disent qu'il est « le plus grand poète encore vivant ». Deux jeunes écrivains français qui l'admirent, Dominique de Roux et Jean-Edern Hallier, l'emmènent déjeuner à la tour Eiffel, et la caméra les suit.

Le reportage retrace ensuite sa vie en quelques phrases. Pound quitte les États-Unis en 1908 sur un bateau qui transporte du bétail, arrive en Europe, et y reste cinquante ans. Il vit trois ans à Paris, de 1920 à 1923 : il y rencontre un auteur dont le nom est déformé dans le transcript (« jeanne jeune », peut-être Joyce, à ne pas tenir pour acquis) et boxe avec Hemingway dans son appartement de la rue Notre-Dame-des-Champs. En 1923, selon le commentaire, il commence les Cantos, une œuvre de 212 poèmes qui n'est pas encore terminée, et dont il veut faire « la Divine Comédie de notre temps ».

Le commentateur évoque ensuite la période de guerre : Pound parle à la radio italienne fasciste et lance des attaques furieuses contre Roosevelt et les États-Unis, son propre pays. Après la victoire, les Américains le traitent en traître et l'enferment treize ans dans un asile psychiatrique, parmi les aliénés, « car les Américains pensent que pour trahir la patrie il faut être fou ». Il se retire ensuite à Venise. Le reportage conclut sur une note ironique, en disant que le lieu du déjeuner (la tour Eiffel) « n'a plus guère d'importance » et que des jeunes gens ont demandé pourquoi on s'intéressait à ce vieil homme ; la dernière phrase du transcript est la lecture d'un poème chinois, « Adieu à un ami » (« montagnes bleues au nord des murailles, fleuve blanc qui serpente près d'elles, il faut nous séparer ici »), dont le transcript n'indique pas l'auteur ni le traducteur.

Excerpts

“« Il écrit depuis l'année 1909 de la poésie surtout. Certains disent qu'il est le plus grand poète encore vivant. [...] En 1923 il commence les Cantos, œuvre de 212 poèmes qui n'est pas encore terminée aujourd'hui. Il veut que ce soit la Divine Comédie de notre temps. »”

“« Après la victoire [...] il est enfermé dans un asile psychiatrique pendant treize ans. Pendant treize années il vivra au milieu des aliénés, car les Américains pensent que pour trahir la patrie il faut être fou. »”

“« Adieu à un ami. Montagnes bleues au nord des murailles, fleuve blanc qui serpente près d'elles, il faut nous séparer ici et traverser des herbes mortes. »”