Aymé, Marcel
▶ Watch on YouTubeCoverage note: full (transcription automatique courte, d'environ dix-huit lignes, avec plusieurs noms propres et passages déformés ; la synthèse s'en tient à ce qui est lisible)
Core ideas
Un présentateur introduit Marcel Aymé en distinguant trois personnages : le romancier (dont l'introduction évoque, de façon peu lisible, un manque d'humanité et de surnaturel), l'auteur dramatique applaudi chaque soir par le public parisien (une pièce est citée dans une forme déformée) et le Montmartrois, « l'homme le plus modeste et le plus discret » que le présentateur connaisse sur la Butte. Aymé commence par dire qu'il s'était toujours promis de ne pas parler à la radio ni de rien écrire sur Montmartre, mais que « les pressions amicales » et le micro l'ont emporté, et qu'il se sent très embarrassé, « sans avoir grand chose à dire » sur les curiosités de la Butte, déjà abondamment célébrées.
Il raconte ensuite sa journée, comme une promenade légère : avant de venir au Lapin Agile (« le fameux cabaret, conservatoire montmartrois de la chanson »), il est passé avenue Junot chez un ami peintre qui peignait les manches retroussées, avec qui il a échangé des souvenirs des années d'après 1914, dont l'histoire d'une fille de l'impasse (nom déformé) qui, après avoir perdu ses dents dans une bagarre, se serait fabriqué une prothèse de fortune avant d'aller faire le trottoir boulevard de Clichy (le passage est en partie illisible). Il est monté place du Tertre, où des touristes boivent et mangent sous les parasols et où il retrouve des peintres, puis il est allé boire un coup chez un café voisin, où il joue au 421 (jeu de dés) : il dit y avoir battu facilement plusieurs adversaires, dont l'un trop « intellectuel » pour réussir à ce jeu et un journaliste-reporter (noms déformés) peu doué pour ses finesses. Il évoque une anxiété croissante à l'approche de l'émission, des « injures amicales » échangées avec une habitante de la rue des Saules, puis son arrivée au Lapin Agile, où il retrouve l'état-major du micro, des autorités de la chanson et des amis du voisinage, et où le patron « faisait une drôle de tête ». Plusieurs chanteurs entonnent des refrains, l'atmosphère devient très animée, et on lui propose de chanter une chanson à boire devant le micro ; mais un ami, qui n'apprécie pas sa voix, le dissuade, et il se résigne donc à « dire au micro ce que je viens de raconter ».
Excerpts
“« Je m'étais toujours promis de ne pas parler à la radio, je m'étais promis aussi de ne jamais écrire ou parler sur Montmartre, mais [...] les pressions amicales et le micro [...] devant le micro, très embarrassé, sans avoir grand-chose à dire. »”
“« Je suis monté sur la place du Tertre. Les touristes buvaient et mangeaient sous les parasols de couleur, et j'ai rencontré des peintres. »”
“« Je me suis donc résigné à contrecœur, et au lieu de chanter, je me contente de dire au micro ce que je viens de raconter. »”