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Imbert, Claude

professeur de philosophie à l'École normale supérieure ; nom écrit « Claudebert » dans les sous-titres

Le stoicisme - Permanence de la logique Stoicienne au XXe siècle (5/5)

Hopliteia · Feb 17, 2015 · partial coverage

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Coverage note: full (environ dix-neuf minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec des erreurs de reconnaissance ; plusieurs noms et titres sont déformés)

Core ideas

Un stoïcisme anonyme. Le stoïcisme n'a jamais connu de temps obscur : sa théologie s'achève avec Augustin, sa physique avec Galilée, sa morale pour l'essentiel avec Port-Royal, mais sa logique perdure jusqu'à nous. Imbert parle d'un « stoïcisme anonyme » qui nous habite, notre « épine dorsale » : la logique classique s'en recommande, et aucune logique ne se perd, les logiques modernes se construisant sur une logique antérieure. La force de la logique stoïcienne est d'affirmer qu'il n'y a pas d'indicible (le monde s'investit dans sa discursivité), et d'avoir fourni une grammaire (les aspects et les temps, aoriste, parfait) ainsi que des catégories réduites, rapprochées par Victor Goldschmidt de celles de Kant.

Baudelaire, Merleau-Ponty : sortir du stoïcisme. Baudelaire a compris l'incompatibilité du stoïcisme et du monde moderne : « il n'y a qu'un seul sacrement stoïcien, le suicide », au sens où le stoïcien est celui qui peut entrer dans le commerce de l'univers par la perception puis une discursivité descriptive ; et le poème des « Petites vieilles » reconstitue un « nouveau stoïcisme » où le regard devient plaque photographique. Merleau-Ponty, dans La Prose du monde, Le Visible et l'invisible et L'Œil et l'esprit, écarte à son tour le fil discursif stoïcien (le logos endiathetos, l'assentiment, la forme propositionnelle de notre accès au monde, la représentation) au profit d'une « perception littéraire » et d'un langage indirect. D'autres points de rupture : la linguistique de Jakobson sur l'aspect du verbe russe, la théorie de l'énonciation de Benveniste, le Wittgenstein des jeux de langage, qui renonce à analyser le monde en propositions.

Stoïciens et épicuriens, aujourd'hui. Le présentateur suggère qu'avec le monde virtuel les simulacres épicuriens triompheraient ; Imbert rejette l'idée d'une symétrie (qu'avait introduite Kant) : les deux écoles ont des entrées différentes mais se rapprochent sur le bonheur (un art de ne pas souffrir, saisir l'instant ; Sénèque cite « Vindica te tibi »). Les stoïciens mettent le devoir, l'officium, l'activité dans le monde et dans l'histoire que les épicuriens refusent, et croient pouvoir transformer le présent en éternité, quand l'épicurien hache la douleur en instants. En conclusion, citation de Merleau-Ponty : la philosophie nous apprend à voir les choses et les situations, et se réalise « en se détruisant comme philosophie séparée ».

Excerpts

“« il y a comme un stoïcisme anonyme qui nous habite »”

“« il n'y a qu'un seul sacrement stoïcien le suicide »”

“« la philosophie n'a pas d'autre fonction que de nous rapprendre à les voir bien »”