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[Not Set]

un archéologue de l'École italienne d'Athènes, dont le nom n'apparaît pas dans les sous-titres (il cite ses élèves, dont Andrea Baudini et Riccardo Di Cesare, et son maître Domenico Musti)

À la recherche de l'Agora de Sparte

Hopliteia · Sep 11, 2015 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, très fautifs sur les noms propres et grecs ; le discours s'appuie sur des diapositives qu'on ne voit pas)

Core ideas

Pourquoi l'agora de Sparte est restée dans l'ombre. Après des années consacrées à Athènes, l'orateur veut comparer l'histoire urbaine des deux grandes cités grecques. À Sparte, les travaux récents de l'École italienne portent sur la ville et sur le sanctuaire d'Artémis Orthia (grâce aux cahiers de fouille anglais de 1906), et sur l'agora, dont l'emplacement ne fait plus de doute : au nord de ce qu'on appelle « l'histoire romaine » (un énorme soubassement à voûtes qui soutient la terrasse), non au sud comme on l'a cru. Elle est restée en grande partie sous les oliviers, quand l'agora d'Athènes a été entièrement dégagée par les Américains dans les années 1930. Il y voit un effet du climat idéologique, d'après l'article de Stephen Hodkinson sur « Sparta and Nazi Germany » : Athènes, foyer de la démocratie, intéressait les États-Unis, tandis que Sparte, régime militariste, était associée au nazisme, y compris dans l'historiographie libérale britannique (Gilbert Murray) et chez Lewis Mumford.

Deux monuments à identifier. Le premier est l'édifice circulaire fouillé en 1892 par Waldstein : un grand mur de soutènement de 43-44 m de diamètre, un péristyle de colonnes de bois et un trou central, repris en 1960 par Christou ; Waldstein y voyait le sanctuaire d'Aphrodite et de Zeus Olympien, Crosby celui du Dêmos. À la lumière de Pausanias (3, 12), l'orateur propose d'y reconnaître la Skias, œuvre de Théodoros de Samos, où l'on suspend la lyre de Timothée de Milet et où l'on organise des concours de musique (Fernand Robert avait déjà eu cette intuition). Sa comparaison avec le tholos d'Athènes (même diamètre, 16,50 m, attribué à l'époque de Cimon, ami des Spartiates) reste prudente, puisque les fonctions diffèrent. Le second monument, fouillé par Christou, est une grande stoa à terrasse en mur polygonal où l'on a trouvé la statue d'une impératrice (Julia Aquilia Severa) ; il y voit la Stoa des Perses de Pausanias, ornée de colonnes à figures de Perses (Mardonios, Artémise), bâtie avec le butin des guerres médiques, et comparée à la Stoa des Athéniens de Delphes (Amandri), elle aussi en appareil polygonal.

Delphes, Marathon et Thucydide. Pour dater et comprendre ce choix du polygonal, l'orateur développe un long parallèle avec la Stoa des Athéniens à Delphes : une dédicace épigraphique plus ancienne que la victoire de Phormion (contre la datation de Pausanias), des câbles du pont de Xerxès pris à Sestos (Hérodote), le contexte de Marathon (Callimaque, Cynégire) et la politique de Cimon, qui peut avoir voulu rappeler Marathon contre Salamine et Thémistocle. Il y a donc à Sparte un édifice imité du modèle delphique. Il termine sur le passage fameux de Thucydide (I, 10) selon lequel Sparte, si elle était détruite, paraîtrait bien petite, au contraire d'Athènes, et sur l'hypothèse de Daniel Stewart que la ville antique aurait été délibérément détruite à cause de ce jugement. L'orateur lance un appel à fouiller l'agora de Sparte.

Excerpts

“« les spartains étit les nazis de l'Antiquité »”

“« l'on serait porté à croire que celle-ci jouer d'une puissance de loin supérieure à sa réputation »”

“« c'est un appel à à à fouiller la g de Sparte parce que si on prend Pausanias on se rend compte que ça vaut la peine »”