[Not Set]
▶ Watch on YouTubeCoverage note: full (environ deux minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, assez altérés par endroits : le texte lu est un passage célèbre du chapitre « Où j'ai vécu et ce pour quoi j'ai vécu »)
Core ideas
Vivre délibérément. Le passage lu invite à passer ses journées « de manière aussi réfléchie que la nature », sans se laisser dérailler par une aile de moustique, à rompre le jeûne doucement, à laisser les visiteurs aller et venir, les cloches sonner et les enfants crier, et à refuser de se laisser emporter par le courant et le « tourbillon » du dîner à midi : traversé ce danger, le reste du chemin descend la pente. Comme Ulysse, il faut s'attacher au mât et, si la locomotive siffle, la laisser siffler.
Chercher le sol dur de la réalité. Il faut enfoncer ses pieds dans la boue et la vase de l'opinion, des préjugés, de la tradition, de l'illusion et de l'apparence qui recouvrent le globe, jusqu'à ce qu'on touche un « sol dur semé de rochers » que l'on pourra appeler réalité ; là on peut fonder un mur, un État ou installer une jauge qui indique aux siècles futurs jusqu'où les crues d'imposture et d'apparence sont montées. Face à face avec un fait, on sent son tranchant doux couper le cœur et la moelle, et « dans la vie comme dans la mort nous aspirons seulement à la réalité ».
Excerpts
“« passons nos journées de manière aussi réfléchi que la nature »”
“« pourquoi devrions nous succomber nous laisser emporter par le courant »”
“« dans la vie comme dans la mort nous aspirons seulement à la réalité »”