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[Not Set]

aucun invité ; l'enseignant, prénommé « Olivier » dans une adresse du discours et auteur d'une « philosophie voyou », parle seul

Explication : La Boétie et la liberté

Hopliteia · Nov 15, 2014 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs de reconnaissance)

Core ideas

Le passage lu : Lycurgue, deux chiens, Sparte et Xerxès. L'enseignant lit, dans le premier tiers du Discours, l'anecdote de Lycurgue qui élève deux chiens frères de façon différente (l'un au foyer, l'autre à la chasse) pour montrer que l'éducation l'emporte sur la nature, puis l'histoire de Spartiates (Sperthias et Bulis) envoyés à Xerxès pour expier le meurtre des ambassadeurs de Darius : face à Hydarnès qui leur promet des gouvernements, ils répondent qu'il ne connaît pas la douceur de la liberté, qu'il faudrait défendre « avec les ongles et les dents ».

La liberté, un conditionnement ? Pour La Boétie, la liberté est le plus grand bien et ce qui nous fait humain, mais elle est aussi ce que chacun croit être la liberté : les Perses se croient libres comme les Spartiates, ce qui introduit un relativisme et une illusion. Le texte lie liberté politique et liberté « métaphysique » (autonomie de la volonté, ataraxie), indissociables comme deux faces d'une médaille ; l'homme libre est celui qui sait dire non à qui vient mutiler sa liberté (écho du film 300). L'éducation l'emporte sur la nature (la civilisation sur la génétique) : on peut décider d'être autre que ce que la nature exige. La liberté suppose la volonté d'être libre, que la culture donne ou non ; mais le contact des cultures (l'exemple) peut briser le déterminisme, et la mondialisation de l'information retire les excuses.

Critique et « entre-deux ». L'enseignant relativise l'éloge : la liberté absolue a pour limite la réalité (le clochard ou le cynique ne sont pas libres de tout), et le confort n'est pas une honte. Il ne faut ni l'utopie spartiate d'une cité entièrement dévouée à la liberté, ni la servitude du luxe et de la consommation, mais un juste milieu, qu'il appelle la figure du « philosophe voyou ». On est libre ou esclave selon ce qui détermine la décision : acheter le dernier téléphone par imitation sociale est servitude, l'acheter pour accéder à la culture est liberté. Il conclut avec Nietzsche et l'amor fati, comme réconciliation de la soif de liberté et de l'acceptation du réel.

Excerpts

“« finalement l'homme libre c'est celui qui sait dire non »”

“« c'est l'éducation qui va l'emporter sur la nature la civilisation sur la génétique »”

“« la liberté ne peut pas advenir sans la volonté d'être libre »”