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Conche, Marcel

philosophe, ancien professeur à la Sorbonne, auteur de Le temps et le destin

Le stoïcisme - L'invention d'une philosophie grecque par Marcel Conche (1/5)

Hopliteia · Feb 17, 2015 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs de reconnaissance sur les noms)

Core ideas

Une vision du monde et une méthode de vie. Le stoïcisme apparaît en Grèce, il y a environ vingt-quatre siècles, avec Zénon de Kition (un étranger, « Phénicien »), Cléanthe, Chrysippe, Posidonius : la nature est un feu artiste, l'âme un souffle chaud, et tout périra dans une conflagration finale avant de renaître. Conche insiste sur la dimension de méthode de vie hellénistique (comme chez Épicure, contemporain de Zénon) : trouver le bonheur dans la vertu, qui est perfection à chaque moment, car pour les stoïciens le monde est parfait et ne manque de rien ; le mouvement n'est pas manque mais plénitude. Ils sont donc conservateurs, mais subversifs aux yeux d'Athènes : seule la beauté morale compte, les formes extérieures sont indifférentes.

Destin, providence, retour éternel. Le destin stoïcien est total, au point que la liberté est difficile à sauver (le cylindre de Chrysippe), et il est providence : tout ce qui est est bon tel qu'il est, il n'y a pas de hasard (seulement des séries causales qu'on croit indépendantes), et la divinité est immanente, les humains étant des parcelles du divin. La théorie du retour éternel (grande année de 365 fois 18 000 ans selon Diogène de Babylone) fait recommencer le monde à l'identique après l'embrasement, et conduit à une « exténuation du temps » dont Conche souligne le caractère extrême ; il note les influences orientales, notamment après Alexandre, et la différence avec le destin homérique qui laisse place à la liberté.

Sagesse, mal, élitisme. On atteint la sagesse « en cessant de désirer », en remplaçant le désir par la volonté (vouloir tout ce qui advient, ataraxie, impassibilité) ; la douleur n'est un mal que pour qui l'interprète comme tel. Conche juge que les stoïciens n'ont pas répondu de façon valable à la question de l'origine du mal et des passions, contre nature, ni à celle du plaisir. Leur sagesse prétendument pour tous est définie de telle sorte qu'elle est pratiquement inaccessible : le sage est un modèle idéal, une « idée limite ».

Excerpts

“« pour les stoïciens le monde est parfait il ne manque rien »”

“« il n'y a que le non sage qui se figure qu'il y a du mal »”

“« nous parvenons à la sagesse en cessant de désirer parce que désirer c'est une faiblesse »”