[Not Set]
▶ Watch on YouTubeCoverage note: l'essentiel - transcription automatique de qualité moyenne, lue par sondages dans chaque chapitre.
Core ideas
Le livre II des Mémorables rassemble des entretiens où Socrate donne des conseils pratiques sur la tempérance, la famille, l'amitié et la vie matérielle. Le premier chapitre l'oppose à Aristippe de Cyrène, partisan d'une vie de plaisir qui ne veut ni commander ni obéir. Socrate lui demande comment il élèverait un futur chef et un homme sans ambition. Celui qui doit commander doit apprendre à résister à la faim, à la soif, au sommeil, au froid et à la fatigue, faute de quoi il serait l'esclave de ses besoins. Il lui oppose les vers d'Hésiode sur le chemin facile du vice et le sentier escarpé de la vertu, puis l'apologue de Prodicos. Le jeune Héraclès, à la croisée des chemins, rencontre la Mollesse, qui lui promet une route courte et facile vers les plaisirs, et la Vertu, qui lui annonce que les dieux n'accordent rien de beau sans travail ni effort, et qui rend la jouissance plus vive à ceux qui ont d'abord désiré.
Les chapitres suivants portent sur les liens familiaux et l'amitié. Socrate rappelle son fils aîné Lamproclès, irrité par l'humeur difficile de sa mère, au devoir de reconnaissance envers celle qui l'a porté, nourri et soigné. Il réconcilie deux frères brouillés, Chéréphon et Chérécrate, en montrant à ce dernier qu'un frère est un allié naturel plus précieux que toutes les richesses, et qu'il doit faire le premier pas. Avec d'autres interlocuteurs, il établit qu'un bon ami est le plus précieux des biens, qu'il faut se demander ce qu'on vaut soi-même aux yeux de ses amis, et comment choisir et gagner des amis. Avec Critobule, il cherche des amis maîtres d'eux-mêmes, fidèles, reconnaissants, et capables de rendre les bienfaits, et souligne que l'amitié naît entre gens de bien, malgré les rivalités. Il conclut que, pour être tenu pour un homme de bien, le chemin le plus court et le plus sûr est de le devenir réellement, car toute vertu s'accroît par l'étude et l'exercice.
Les derniers chapitres traitent de difficultés matérielles. Aristarque, qui doit nourrir les nombreuses parentes réfugiées chez lui pendant les troubles, apprend de Socrate qu'il vaut mieux leur faire exercer un métier qu'elles connaissent, comme la confection de vêtements, que de vivre dans l'oisiveté et la misère. Le travail rend le foyer prospère et les relations plus affectueuses. Eutheros, ancien camarade ruiné qui vit de travaux de manœuvre, est encouragé à chercher un emploi plus durable d'intendant auprès d'un riche, sans craindre de devoir rendre des comptes. Criton, harcelé par les sycophantes, est invité à prendre à son service Archédème, un homme habile et pauvre qui le défendra en retour. Diodore est engagé à secourir son ami Hermogène dans la pauvreté, car un ami dévoué vaut bien plus que le peu qu'il coûte. À travers ces situations quotidiennes, Xénophon présente un Socrate soucieux d'utilité, qui rend ses disciples meilleurs dans la conduite de leur vie et de leur maison.
Excerpts
Hésiode cité par Socrate dans l'entretien avec Aristippe :
“le vice est d'un accès engageant et facile la route en est unie et près du voyageur mais devant la vertu debout et la sueur que les dieux ont mise à ce poste sublime et d'abord le sentier qui conduit à la cime est arpre raboteux difficile à tenir mais en gagnant le haut on le voit s'aplanir”
La Vertu à la Mollesse, dans l'apologue de Prodicos :
“alors la vertu misérable s'écrit-elle quel bien possèdes-tu donc quel plaisir peux-tu connaître toi qui te veux rien faire pour les acheter tu laisses pas mê mettre le désir mais rassasier de tout avant d'avoir rien souhaité”
Socrate à Critobule :
“le chemin le plus court le plus sûr le plus honorable si tu veux avoir le bruit d'être unêtre homme c'est de mettre tout en œuvre pour le devenir tout ce que les hommes appellent vertu la réflexion ten convaincra s'augmente par l'étude et par l'exercice”