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Core ideas
Le livre I des Mémorables s'ouvre comme un plaidoyer. Xénophon s'étonne que les accusateurs aient pu persuader les Athéniens que Socrate méritait la mort pour ne pas reconnaître les dieux de la cité, introduire des divinités nouvelles et corrompre la jeunesse. Sur l'impiété, il rappelle que Socrate sacrifiait publiquement et pratiquait la divination. Son « démon » n'était pas plus une nouveauté que les oiseaux ou les voix qu'interrogent les devins, et il renvoyait ses amis aux oracles pour les affaires d'issue incertaine. Loin de spéculer sur la nature du cosmos comme les physiciens, il jugeait impie de chercher ce que les dieux ont caché et s'occupait des choses humaines : ce qu'est la piété, le juste, le courage, la cité. Il vivait au grand jour, sur l'agora et au gymnase. Président de l'assemblée lors du procès des généraux des Arginuses, il refusa de faire voter contre la loi malgré la pression populaire.
Sur la corruption de la jeunesse, Xénophon répond que Socrate enseignait au contraire la tempérance, la résistance aux plaisirs, et le mépris de l'argent puisqu'il ne se faisait pas payer. Il reconnaît que Critias et Alcibiade ont fréquenté Socrate, mais soutient qu'ils cherchaient seulement à acquérir l'habileté politique et qu'ils furent sages tant qu'ils restèrent près de lui. Il rapporte l'entretien du jeune Alcibiade avec son tuteur Périclès sur ce qu'est une loi : si une loi est ce que le peuple décrète, les ordres d'un tyran ou les décisions imposées sans persuasion sont-ils des lois ou de la violence ? Il raconte aussi l'opposition de Critias, devenu l'un des Trente, qui interdit à Socrate d'enseigner. Il répond enfin à l'accusation de détourner les fils du respect des pères : Socrate valorisait le savoir utile, non le mépris des proches.
Les chapitres suivants montrent l'exemple de sa vie : piété, prières simples demandant aux dieux ce qui est bon, frugalité et maîtrise de soi face à la nourriture, au vin et à l'amour. À Aristodème, qui ne sacrifie pas, Socrate expose le dessein des dieux visible dans la structure du corps humain, les sens, la raison et le langage, et montre qu'ils veillent sur les hommes. Il enseigne la tempérance à ses disciples, condition de la liberté et de la conduite des affaires. Au sophiste Antiphon, qui raille sa pauvreté et son enseignement gratuit, il répond qu'avoir besoin de peu rapproche du divin et qu'enseigner gratuitement préserve sa liberté. Le livre se clôt sur la condamnation du charlatanisme : vouloir paraître bon pilote, général, riche ou homme d'État sans l'être expose au ridicule et au désastre. Le plus grand fourbe est l'homme sans valeur qui persuade la cité de lui confier le pouvoir.
Excerpts
Xénophon sur l'accusation d'impiété :
“on le voyait sacrifia souvent soit dans sa maison soit sur les hôtels publics et il courait notoirement à la divination Socrate disait c'était un bruit général qu'un démon venait l'inspiré et voilà particulièrement pourquoi on l'accusa d'introduire des extravagances démoniaques”
Alcibiade et Périclès sur la loi :
“ainsi toutes les fois qu'un tyran au lieu d'employer la persuasion contint les citoyens par un décret c'est une illégalité je le crois oui aussi estj eu tort de dire que les ordres d'un tyran qui se passent de la persuision sont aussi des lois”
Xénophon sur le charlatanisme :
“il appelait fourbe ins signe celui qui vole de l'argent ou tout autre objet qu'il a reçu de confiance mais fourbe plus grand encore l'homme sans valeur dont leseffonterie cherch à convaincre les cac de diriger l'État”