[Not Set]
▶ Watch on YouTubeCoverage note: full (environ vingt-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec des erreurs de reconnaissance, notamment « Horic » pour Auric et « Poulin » pour Poulenc)
Core ideas
Le « phonométrographe ». Dans le premier fragment, Satie se présente comme un non-musicien : il mesure et pèse les sons avec un phonomètre ou un phonoscope, classe un si bémol « de moyenne grosseur » (« la chose la plus répugnante »), fait le « nettoyage des sons » et la pyrophonie, et préfère la phonologie à la musique, « plus variée » et plus rentable. Parodie d'un langage scientifique appliqué à la musique, où l'avenir est à la « philophonie ».
Un faux Beethoven, des candidatures, un drame. Il décrit la gloire de vivre parmi un faux Rembrandt, un portrait attribué à un inconnu et une dixième symphonie apocryphe de Beethoven (le nombre neuf ne saurait être beethovénien : il aimait le système décimal). Il raconte trois candidatures à l'Académie des Beaux-Arts (fauteuils de Guiraud, Gounod, Ambroise Thomas), où des amis lui disent que « plus tard » on votera pour lui, avec le refrain « et cela me fit grosse peine » ; il est supplanté par Paladilhe, Dubois et le Nepveu. Un sujet de drame lyrique absurde (une noix magique, un oiseau empaillé qui s'envole, un domestique qui a « la double vue »), puis l'emploi du temps minutieux du musicien (lever à 7h18, inspiration de 10h23 à 11h47, dîner de 19h16 à 19h20, alimentation exclusivement blanche, lit rond percé pour la tête).
Animaux, autobiographie, querelles. Un fragment sur l'intelligence des animaux ironise sur l'enseignement humain (les pigeons voyageurs ne sont pas formés à la géographie, le rossignol n'a aucune culture musicale). Le « recoin de ma vie » rappelle sa naissance à Honfleur le 17 mai 1866, son volontariat à Arras, sa vie de misanthrope, avec le refrain « passons, je reviendrai sur ce sujet ». Les Cahiers d'un mammifère mêlent aphorismes et attaques contre la critique et les jeunes musiciens : « celui qui n'aime pas Wagner n'aime pas la France », Ravel « petit dandy », Cocteau et Parade (1916), Auric (l'« omoplate »), Poulenc (le « grand dadet »), le critique Marnold du Mercure de France, la salle de L'Heure espagnole. Beaucoup de noms propres sont mal restitués par les sous-titres.
Excerpts
“« j'ai plus de plaisir à mesurer un son que je n'en ai à l'entendre »”
“« l'artiste doit régler sa vie »”
“« celui qui n'aime pas Wagner n'aime pas la France »”