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Podcasts/Hopliteia/[Not Set]

[Not Set]

un intervenant non nommé, qui se présente comme biologiste et historien des sciences de la vie, non physicien ; il évoque une conférence d'Alain Aspect et salue la venue d'un physicien (nom brouillé dans les sous-titres)

Sur E. Schrödinger : Qu’est ce qui est réel ?

Hopliteia · Nov 23, 2014 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec de nombreuses erreurs de reconnaissance, surtout sur les noms et les citations ; l'orateur lit des citations de Schrödinger en traduction)

Core ideas

Un idéalisme de fin de vie. L'orateur s'excuse d'exposer devant des savants les limites de ses compétences physiques et présente Schrödinger comme une référence obligée et « un vieux sage » : il a lu beaucoup de philosophes, il était attiré par l'ésotérisme et la pensée orientale. Dans son mémoire de 1960 (peu avant sa mort le 4 janvier 1961), il répond d'une façon paradoxale, proche de l'idéalisme subjectif : « ce qui est réel c'est ma représentation et cela n'est rien de plus que cela ». Poser un objet distinct dont la représentation serait la conséquence est une répétition inutile, et « réalité » ou « existence » sont des mots vides si on suppose un monde extérieur cause agissante de nos perceptions. Il juge qu'accepter un monde matériel comme explication est « mystique et métaphysique ». Il s'appuie sur Russell et Wittgenstein : la syntaxe des langues de culture (sujet, objet, substance et accident) impose des préjugés, notamment la séparation du sujet et de l'objet dans l'observation.

D'où vient cette position. Elle a des racines anciennes : un texte de 1925, La Quête du chemin, où il s'intéresse à l'hindouisme, aux Upanishads et à la sagesse bouddhiste qui exprime le vrai par des énoncés contradictoires (une chose ni A ni non-A, ou A et non-A), et où il compose un « tableau d'ensemble » qui contourne le principe de non-contradiction. L'orateur rapproche cela du problème de la composition des points de vue corpusculaire et ondulatoire après de Broglie. Il analyse deux textes du recueil Qu'est-ce qu'une loi de la nature ? : celui de 1930, où Schrödinger souligne que les observations sont discontinues (la mesure repose sur un nombre fini de résultats possibles, « nous localisons le réel à l'intérieur d'un discontinu fini de possible ») et que l'interpolation en courbes continues ne donne pas le droit d'affirmer que le continuum présente la chose en soi ; la fonction d'onde décrit « la connaissance que nous prenons chaque fois » du système, d'où : « la seule véritable réalité que nous puissions connaître c'est la relation sujet objet ».

Nobel, EPR, le chat. La conférence Nobel de 1933 reprend Fermat et Hamilton (optique et mécanique classique) pour la mécanique ondulatoire : l'atome comme diffraction d'une onde électronique captée par le noyau ; la difficulté « conceptuelle » est l'opposition logique entre un « ou bien… ou bien » (une trajectoire distinguée) et un « tout aussi bien que » (faisceau de trajectoires possibles reliées par des liaisons transversales). L'orateur suggère que la solution idéaliste de Schrödinger vient de l'impossibilité d'identifier ce qui est réel entre ces deux représentations, et d'un point de vue global sur la solidarité des phénomènes, possiblement apparenté aux travaux d'Aspect. Il rappelle enfin l'article EPR de 1935 (réalisme local, complétude), l'échange de lettres avec Einstein et l'apologue du chat, qui rend manifeste que l'interprétation du monde quantique en termes classiques de réalité et d'individuation est impossible : le flou quantique n'est pas une photo tremblée mais autre chose.

Excerpts

“« ce qui est réel c'est ma représentation et cela n'est rien de plus que cela »”

“« nous localisons le réel à l'intérieur d'un discontinu fini de possible »”

“« la seule véritable réalité que nous puissions connaître c'est la relation sujet objet »”