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[Not Set]

deux enseignants du cours (l'un traite d'Aristote, l'autre de sa réception médiévale), non nommés dans les sous-titres de cette séance

La question de la vie heureuse chez Aristote, entre pratique et théorie : Ethique à Nicomaque (5/12)

Hopliteia · Oct 14, 2015 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec des erreurs de reconnaissance ; les citations d'Aristote, de Diogène Laërce, d'Averroès et de Thomas d'Aquin sont lues dans la vidéo)

Core ideas

Aristote, exception et paradoxe. Michel Foucault oppose philosophie (accès du sujet à la vérité) et spiritualité (transformations de soi nécessaires pour y accéder), et note qu'Aristote est « l'exception » : le philosophe pour lequel la spiritualité compte le moins, fondateur de la philosophie au sens moderne. L'enseignant montre le paradoxe : la vie philosophique est loin d'être absente d'Aristote, et c'est dans sa philosophie qu'une forme de spiritualité se développera au Moyen Âge. Diogène Laërce rappelle que, des trois genres de vie (spéculative, pratique, de plaisir), il préfère la spéculative ; le Lycée est un centre de recherche encyclopédique (158 constitutions), avec une curiosité sans limite (le crabe qui marche de travers, l'arc-en-ciel).

La vie heureuse dans l'Éthique à Nicomaque. Dans l'éthique, « le présent travail n'a pas pour but la spéculation pure » : on s'enquiert de la vertu pour devenir vertueux. L'activité « architectonique » qui ordonne les autres est désignée par Aristote comme la politique, science suprême dont la fin est l'action, non la connaissance. L'activité vertueuse est à elle-même sa propre fin (être généreux pour la générosité, non pour redorer son image), la plus stable des activités humaines. Mais parmi les vertus de l'intellect, la sagesse (sophia, contemplation, objets éternels) est supérieure à la prudence (phronèsis, action) : plus continue, accompagnée de plaisir pur, sans produit extérieur. Une telle vie dépasse la condition humaine et relève de « l'élément divin en nous » : il faut « s'immortaliser dans la mesure du possible », sans oublier que la nature humaine exige santé, amis et prudence.

Réception arabe et chrétienne. Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès (grand commentaire au traité de l'âme) voient dans l'union avec l'intellect agent la perfection de l'homme, qui se rend semblable à Dieu : « l'homme est d'une certaine manière tous les êtres ». Thomas d'Aquin christianise l'idéal : le bonheur parfait est la vision de Dieu au paradis, accomplie par la contemplation intellectuelle ; la sagesse chrétienne est supérieure à celle des philosophes païens, dont la vie était, selon lui, purement intellectuelle sans véritable portée morale. Le mode de vie devient celui d'une religion monothéiste et universelle, non d'une pratique personnelle fondée sur une vision particulière du monde.

Excerpts

“« appelons philosophie la forme de pensée qui s'interroge sur ce qui permet au sujet d'avoir accès à la vérité »”

“« le présent travail n'a pas pour but la spéculation pure »”

“« la vraie philosophie est une philosophie chrétienne »”