Kerninon, Julia
▶ Watch on YouTubeCoverage note: full (environ trois minutes ; sous-titres YouTube rédigés à la main)
Core ideas
Un roman choral à la Franzen. Après deux portraits de femmes (Liv Maria, Sauvage), Julia Kerninon voulait écrire un livre avec beaucoup plus de personnages, « à la Franzen », où leurs émotions coïncideraient. L'intrigue se passe sur une presqu'île bretonne inspirée de la sienne, autour d'un hôtel tenu par Eva Wilberforce, mère célibataire de trois filles (Annabelle, Olivia et la petite Naomi), où vient passer deux mois d'affilée la famille Schnabel (Dianne, institutrice qui rêve d'être écrivaine, son mari Max, verbicruciste, et leurs fils Adam et Waldo, du même âge que les deux aînées). Elle ouvre le livre dans la tête de Waldo, car le premier personnage que rencontre le lecteur est celui auquel il s'identifie malgré lui, ce qui permet ensuite des effets de surprise.
La violence qui ruisselle, l'alliance des femmes. Bretonne, issue d'un monde « très matriarcal », elle dit que le livre parle de la violence que le monde des hommes exerce sur celui des femmes et de la façon dont cette violence « ruisselle » (contrairement à la richesse). Il pose la question de la réponse symbolique à cette violence : les femmes prennent l'initiative et s'unissent, alors que le patriarcat les a longtemps encouragées à se voir comme des rivales, et que l'union face à un ennemi plus grand les rend une force.
Excerpts
“« la violence, elle ruisselle très très bien »”
“« Le patriarcat les a encouragé à se voir les unes les autres comme des rivales »”
“« les femmes sont une force quand elles s'unissent »”