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Un conservateur du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (non nommé dans les sous-titres)

Musée des Beaux-Arts de Bordeaux - Exposition : Jean Dupas

Librairie Mollat · Aug 29, 2026 · partial coverage

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Coverage note: full (environ quatorze minutes ; sous-titres YouTube rédigés à la main ; le texte est un commentaire de visite)

Core ideas

Une figure oubliée de l'Art déco bordelais. Jean Dupas (mort en 1964), « artiste d'origine bordelaise » et l'une des figures majeures de l'Art déco, est tombé dans l'oubli après sa mort. Le musée rend régulièrement hommage à des artistes bordelais injustement oubliés (Roger Bissière, Georges de Sonneville-Galliéni, Rosa Bonheur) ; cette exposition est la première rétrospective de Dupas, accompagnée d'un catalogue, et montre aussi d'autres artistes bordelais, pour faire voir un réseau d'influences réciproques. Son style est reconnaissable : une inspiration classique, très décorative, avec des figures féminines synthétiques, géométrisées, un peu maniérées, un bestiaire (colombes qu'il appelle « pigeons blancs », antilopes) au service d'une conception harmonieuse de la peinture, jamais narrative.

Formation et Prix de Rome. Entré en 1899 à l'École des beaux-arts de Bordeaux (maître Quinsac), il obtient une bourse de la ville pour Paris (1904, puis 1905 aux Beaux-Arts), puis le Prix de Rome en 1910 (L'Amour vainqueur du dieu Pan), ce qui lui ouvre la Villa Médicis pour près de cinq ans. À Rome, il se tourne vers les primitifs italiens et découvre sa vocation de « compositeur » : il veut non raconter mais composer des œuvres harmonieuses. Il est marqué par Bourdelle et son Héraklès archer. De retour à Paris, il développe ses figures féminines, son bestiaire, et fait un portrait inhabituel, celui d'un garçon de douze ans, en regard d'Ingres.

Art déco, affiches, décors monumentaux. Sa participation à l'Exposition des arts décoratifs de 1925 (Sèvres, ambassade de France, hôtel du collectionneur de Ruhlmann, tour des vins de Bordeaux) l'ancre dans l'Art déco ; il travaille pour Ruhlmann, réalise des affiches pour les grands magasins (Fayel à Paris, Arnold Constable et Saks Fifth Avenue à New York). Dans les années 1930, il se présente comme un peintre du monumental, « imagier du pouvoir » (décor de la Bourse du travail de Bordeaux, 1937, avec la « gloire de Bordeaux »). Sa dernière section est consacrée aux paquebots : le salon de thé de l'Île-de-France (tableau inspiré de Sylvie de Nerval, disparu avec la réquisition du navire) et, plus tard, quatre compositions monumentales du foyer mondain du Normandie, sur 400 m² de verre peint à reflets dorés par Champigneulle. Académie des beaux-arts dans les années 1940, professeur aux Beaux-Arts de Paris, il continue à décorer sous les IVe et Ve Républiques.

Excerpts

“« Jean Dupas est un artiste d'origine bordelaise »”

“« Cette exposition est la première rétrospective consacrée à Jean Dupas. »”

“« imagier du pouvoir »”